Le système immunitaire englobe tous nos mécanismes de défense qui interviennent dès que quelque chose est reconnue comme « étrangère » et perçue comme un danger par l’organisme. Son rôle principal est donc de nous protéger, notamment contre les germes pathogènes comme les virus, les bactéries, les champignons… En cas d’affaiblissement, le risque est alors d’être plus sensible aux infections et de mettre davantage de temps à récupérer. D’où l’intérêt d’en prendre soin en prévision des maux de l’hiver ou en cas d’infections à répétition. Plusieurs facteurs comme l’âge, le stress, le tabac et certaines maladies sont connus pour avoir un impact sur l’immunité. Mais l’alimentation, le sommeil ou l’activité physique peuvent également influencer le fonctionnement du système immunitaire. En complément d’une bonne hygiène de vie et de certains besoins micronutritionnels à couvrir, il existe aussi différentes solutions à base de plantes et de produits naturels. Autant de pistes à explorer pour mieux se protéger et renforcer son terrain.

Cet article a été mis à jour le 04/04/2024

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TOP 5 des solutions naturelles

1. L’huile essentielle de référence pour toute la famille : le Ravintsara, pour booster l’immunité et se protéger tout au long de l’hiver.
2. Des plantes aux propriétés immunostimulantes reconnues : les Echinacées, en tenant compte de leurs précautions d’emploi.
3. Pour faire une cure dès l’automne : le macérat de bourgeons d’Églantier, spécifique de la sphère ORL et des enfants.
4. Des poudres et des fruits séchés pour faire le plein de vitamine C : Acérola, Camu-CamuBaies de Goji.
5. En prévention ou dès les premiers signes d’une infection : la Propolis, à réserver aux adultes.

Pour prendre soin de son immunité, il est par ailleurs recommandé de couvrir ses besoins en vitamine D et en fer, d’adapter son alimentation, de limiter l’impact du stress, d’éviter le manque de sommeil, la sédentarité aussi bien que l’excès de sport, l’exposition aux polluants et produits toxiques qui fragilisent le système immunitaire (tabac, alcool, conservateurs, additifs alimentaires…)

Demander un avis médical en cas de maladie auto-immune, de troubles ou de traitements concernant le système immunitaire.

Couvrir ses besoins en vitamine D, en fer et en zinc

Avant même d’aborder l’alimentation et les produits naturels, il est important de s’intéresser en priorité à la vitamine D et au fer qui jouent un rôle central dans le fonctionnement de système immunitaire et qui s’avèrent être souvent déficitaires dans la population générale. Quant au zinc, le risque de carence semble moins généralisé mais il est également très impliqué dans l’immunité.

Focus sur la Vitamine D

La Vitamine D est bien connue pour son rôle dans la constitution des os, mais elle est aussi et surtout très importante pour l’immunité. D’après les résultats d’une étude de 2006-2007, l’insuffisance en vitamine D concernerait près de 80% des adultes en France, jusqu’à 90% en l’hiver ! Heureusement, les cas de déficit sévère demeurent assez rares. On sera particulièrement attentif à couvrir les besoins avec les personnes âgées, les nourrissons, les femmes enceintes, les femmes ménopausées, les personnes à peau mate ou foncée qui synthétisent moins bien la vitamine D avec le soleil. D’autres facteurs comme certains régimes alimentaires qui suppriment des sources de vitamine D (poissons gras, œufs et produits laitiers), des pathologies induisant une malabsorption intestinale, ou une faible exposition au soleil peuvent aussi aggraver les risques de carence.

Étant donné qu’elle est essentiellement synthétisée par l’action du soleil sur la peau et que seul un faible % de nos besoins est couvert par l’alimentation, une complémentation est recommandée, surtout l’hiver. Mais, pour éviter les risques de surdosage, il vaut mieux demander l’avis d’un professionnel de santé. Il est heureusement loin le temps de l’huile de foie de morue de nos grands-mères… Aujourd’hui, il est beaucoup plus facile de faire une cure de Vitamine D sans faire la grimace.

Avoir une santé de Fer

Le Fer intervient lui aussi dans le fonctionnement du système immunitaire et son déficit dans la population générale est également très fréquent, en particulier chez les femmes non ménopausées, les enfants sujets aux infections à répétition, les personnes qui suivent un régime végan… et les besoins ne peuvent donc pas toujours être couverts par l’alimentation seule. Une complémentation se fera sur la base de dosages biologiques et d’un avis médical, notamment pour estimer le niveau de carence et éviter les risques de surdosagesLa Spiruline peut par ailleurs être intéressante en cure d’entretien.

Du zinc au bon dosage

Le zinc est, lui aussi, très utile pour le fonctionnement normal du système immunitaire, mais le consommer en excès ou sur de longues périodes peut, au contraire, exposer à une baisse de l’immunité. Il vaut donc mieux couvrir ses besoins par l’alimentation (huîtres et crustacés, germe de blé, foie, viandes et graines de Courge) et n’envisager une complémentation que chez les personnes à risque de carence comme les personnes souffrant de maladies intestinales chroniques, de maladies rénales, de malnutrition, de dépendance à l’alcool, ou les personnes très âgées, sans oublier les personnes végétariennes.

Prendre soin de son immunité par l’alimentation

Les connaissances actuelles sur les liens entre le microbiote intestinal et l’immunité obligent à prendre en compte de plus en plus sérieusement le rôle de l’alimentation. Attention donc aux fast-foods, plats et viennoiseries industriels, fritures, produits trop raffinés ou transformés… qui déséquilibrent le microbiote (dysbiose) et peuvent perturber tout l’écosystème intestinal. À l’inverse, prendre soin de son alimentation peut contribuer à améliorer nos défenses naturelles, avec certaines recommandations particulièrement intéressantes à suivre :

  • Apporter suffisamment en protéines : on oublie souvent que les acides aminés, constitutifs des protéines, sont indispensables à la synthèse des anticorps. D’où l’importance de bien couvrir les besoins, en particulier chez les séniors, avec des sources variées de protéines végétales (légumineuses, amandes et noix, céréales non raffinées) et pas seulement animales.
  • Équilibrer ses apports en acides gras essentielsl'équilibre entre les omégas 3 et les omégas 6 dans notre alimentation est fondamental pour la régulation de nos mécanismes de défense (l’inflammation et l’immunité). Notre alimentation moderne étant fortement déséquilibrée en faveur des omégas 6, on veillera à limiter la consommation des huiles végétales trop riches en omégas 6 (ex : huile de tournesol et d’arachide) et à apporter tous les omégas 3 (ALA, EPA et DHA) au travers de sources alimentaires végétales (ex : huiles de colza, noix, lin, chanvre...) ET animales (ex : petits poissons gras).
  • Augmenter ses apports en anti-oxydants et en fibres pour chouchouter son intestin et son microbiote. Il s’agira de donner une place de choix aux fruits et légumes frais, colorés, de saison et variés, aux céréales (semi)complètes, sans oublier les épices et les plantes aromatiques. Il est par ailleurs conseillé de limiter les aliments industriels trop raffinés et d’augmenter notamment ses apports en fibres solubles et insolubles.
  • Opter pour les sources naturelles de probiotiques : avant d’envisager une cure de compléments alimentaires, il est conseillé de privilégier les produits fermentés qui sont bénéfiques pour la flore intestinale (ex : yaourts, kéfir, kombucha, légumes fermentés…).

Se protéger avec des huiles essentielles

Quel est l’intérêt des huiles essentielles ?

Grâce à leurs propriétés synergiques, immunostimulantes et anti-infectieuses, les huiles essentielles sont des alliés de choix pour se protéger des infections et de leurs éventuelles complications. Plusieurs études réalisées in vitro et in vivo, ont effectivement mis en évidence des effets sur les cellules de l’immunité innée et de l’immunité adaptative, ainsi que sur les molécules de la réponse immunitaire.

Les huiles essentielles sont souvent diffusées en prévention pour assainir l’air. Pour bénéficier de leurs propriétés immunomodulantes proprement dites, elles peuvent aussi s’utiliser par voie orale ou cutanée. Quant à l’olfaction, son intérêt serait double. Cette voie permettrait d’agir à la fois sur la gestion du stress mais également directement sur l’immunité.

Quelles huiles essentielles choisir ?

En première intention, c'est l’huile essentielle de Ravintsara qui fait l'unanimité. Elle contient à la fois de l’eucalyptol et des monoterpénols qui agiraient en synergie pour lui conférer ses propriétés immunostimulantes et antivirales. Elle a notamment été utilisée à l’hôpital pour prévenir les maladies nosocomiales. Souple d’emploi, quelle que soit la voie d’utilisation, elle est devenue l’huile essentielle de référence pour accompagner toute la famille dès l’automne et tout au long de l’hiver.

En prévention, pour l’assainissement de l’air, il est également possible d’utiliser l’huile essentielle de Citron ou les autres essences d’agrumes. Antiseptique atmosphérique, elle agirait aussi par son parfum sur le bien-être émotionnel et la gestion du stress avec des effets mesurables sur la fonction immunitaire.

Comment les utiliser ?
  • Par voie cutanée chez l’adulte : 1 à 2 gouttes de Ravintsara sur les poignets, une fois par jour, pendant les périodes à risques. Faire une pause d'une semaine après trois semaines d'utilisation.
  • Par voie cutanée, à partir de 3 ans, pour les femmes enceintes de plus de 3 mois : diluer l'huile essentielle de Ravintsara à 10 % dans une huile végétale (1 dose d'huile essentielle pour 9 doses d'huile végétale). Appliquer 3-4 gouttes du mélange dans le dos et sur la plante des pieds. Faire une pause d'une semaine après trois semaines d'utilisation.
  • Dans le bain, à partir de 3 ans : diluer 5 à 10 gouttes de Ravintsara dans une cuillère à soupe de base pour bain, versez le tout dans l’eau du bain. Rester une dizaine de minutes. Pas de rinçage.
  • En diffusion, le Ravintsara et le Citron peuvent s’utiliser seuls ou en mélanges, en respectant le nombre de gouttes d’huiles essentielles indiqué sur la notice du diffuseur et les temps de diffusion qui varient en fonction des utilisateurs : chez l’adulte (15 minutes par heure), chez les enfants à partir de 6 ans (5 minutes par heure) ou à partir de 3 mois (5 minutes par heure en l’absence de l’enfant).
  • Par voie orale, à partir de 6 ans, dès les premiers signes d’une infection : 1 à 2 gouttes de Ravintsara sur un support neutre (de préférence une cuillerée à café de miel) à laisser fondre en bouche. Jusqu’à 3 fois par jour, pendant 5 jours.

Renforcer son terrain avec la gemmothérapie

Dans quels cas privilégier les macérats de bourgeons ?

Les causes d’un affaiblissement de l’immunité étant multiples, la gemmothérapie va permettre de renforcer chaque terrain de manière personnalisée. Plusieurs macérats de bourgeons sont en effet connus pour agir sur le système immunitaire à différents niveaux : limiter les effets du stress, réguler la flore intestinale, cibler la sphère respiratoire…

Que ce soit en prévention ou pour relancer l’immunité après un épisode infectieux, les macérats de bourgeons seront intéressants à utiliser en cure d’au moins 3 semaines. Ils sont assez souples d’emploi, mais compte tenu de la présence d’alcool dans leur composition, les macérats de bourgeons sont déconseillés chez l’enfant de moins de 3 ans et les femmes enceintes.

Quels macérats choisir ?

Voici les trois principaux bourgeons de l’immunité à choisir en fonction de leurs spécificités :

En complément, on pourra avoir recours à d’autres bourgeons efficaces pour soutenir le système immunitaire comme le macérat de bourgeons de Hêtre (pour les personnes fragiles ou très affaiblies) ou le macérat de bourgeons de Peuplier (pour son effet protecteur en période épidémique).

Comment les utiliser ?
  • En cure longue ou préventive de plusieurs mois, notamment à l’automne, en prévision des maux de l’hiver ou en cas d’infections à répétition. Avec un rythme de 3 semaines de prise par mois et 1 semaine de pause.
  • En cure ponctuelle de 3 semaines pour récupérer après un épisode infectieux, pendant la période de convalescence.
  • En entretien, plutôt chez l’adulte, pour soutenir un système immunitaire affaibli par un traitement ou une pathologie chronique. Plusieurs options au choix : 10 jours par mois ou 3 semaines par trimestre ou 3 jours par semaine.

Dans tous les cas, les doses habituelles sont les suivantes :

  • Adultes et adolescents : 5 à 15 gouttes par jour dans un verre d'eau (ou pures), 15 minutes avant le repas, pendant 3 semaines. Commencer par 5 gouttes et augmenter au fur et à mesure (par exemple : 5 gouttes la première semaine, 10 la deuxième et 15 la dernière).
  • Enfants de + de 3 ans : 1 goutte par jour pour 10 kilos, en commençant par une goutte et en augmentant progressivement la dose (par exemple : un enfant de 9 ans pesant 40 kilos pourra ingérer jusqu'à 4 gouttes).

Privilégier les hydrolats pour les personnes fragiles

Dans quels cas les hydrolats sont-ils pertinents ?

Beaucoup moins concentrés que les huiles essentielles, les hydrolats sont plus souples d’emploi. Ils contiennent néanmoins des molécules actives perceptibles à leur odeur aromatique. En bain ou par voie orale, ils permettront de prendre soin des jeunes enfants, des femmes enceintes, des personnes plus âgées pour soutenir leur immunité.

Ils conviendront également à toute la famille pour aider en cas de stress. Rapides et faciles à utiliser, les hydrolats plairont enfin à ceux qui sont pressés et n'ont pas le temps de préparer une tisane.

Quels hydrolats choisir ?
  • L’hydrolat de Thym à linalol serait le plus immunitaire. Particulièrement adapté aux enfants, il assurerait une bonne protection des voies respiratoires dans les milieux à risque de contamination comme les crèches ou en période d’épidémie hivernale. Également tonifiant, il conviendrait en période de convalescence pour soutenir les organismes fragilisés.
  • L’hydrolat d’Eucalyptus Globulus serait encore plus spécialiste des voies respiratoires, à privilégier en diffusion ou dès les premiers signes d’une infection.
  • D’autres hydrolats calmants et antispasmodiques comme l’hydrolat de Fleur d’Oranger ou l’hydrolat de Camomille Romaine seront des alternatives douces aux huiles essentielles, en cas de stress et de troubles du sommeil.
Comment les utiliser ?

Les hydrolats peuvent être utilisés, seuls ou en mélange, ponctuellement ou en cures d’une vingtaine de jours pour une action plus profonde :

  • À partir de 3 mois. Par voie cutanée, ajouter 1 à 2 cuillères à soupe dans l'eau du bain.
  • À partir de 6 mois. Par voie orale, ajouter 1 cuillère à café d'hydrolat dans l'eau du biberon, à boire 2 fois par jour pendant 15 jours.
  • Pour adultes. Par voie orale, ajouter 1 cuillère à soupe d'hydrolat dans 1 L d'eau à boire le long de la journée pendant 3 semaines maximum.

Opter pour des plantes en tisanes, en poudres, en extraits…

Pour les personnes qui recherchent des alternatives aux huiles essentielles ou à la gemmothérapie, il existe d’autres solutions à base de plantes pour soutenir son système immunitaire.

Les Echinacées

Plantes de référence pour stimuler l’immunité, Echinaceae angustifolia et Echinaceae purpurea, ont fait l’objet de nombreuses études qui montrent des effets similaires à plusieurs niveaux comme l’activation des macrophages (immunité innée) et l’augmentation des lymphocytes B à l'origine de la production des anticorps (immunité acquise). L’OMS reconnait même leur usage traditionnel « dans le traitement des rhumes et des infections des voies respiratoires supérieures, du fait de leur action immunostimulante ».

Cependant, la qualité des produits disponibles, les parties utilisées, le type d’extrait, les dosages et la durée d’utilisation… sont très hétérogènes. Il est donc préférable de demander conseil à un professionnel de santé pour profiter de leurs bienfaits et les utiliser en toute sécurité. Compte tenu de ce pouvoir immunostimulant, plusieurs précautions d’emploi doivent par ailleurs être respectées en cas de troubles de l’immunité (voir ci-dessous). Leur usage est également déconseillé pendant la grossesse, l’allaitement et chez les enfants de moins de 12 ans. Enfin, elles peuvent provoquer des réactions allergiques chez les personnes allergiques aux plantes de la famille des Astéracées.

Des plantes adaptogènes

Le Ginseng, l’Eleuthérocoque et la Rhodiole font partie des plantes adaptogènes les plus connues. Elles ont en commun la capacité de limiter la fatigue, d’améliorer la résistance à l’effort, d’augmenter les capacités de concentration et de résistance aux infections… Pour garantir leur qualité et leur teneur en principes actifs, il est préférable de les utiliser sous forme d’extraits titrés. Et, compte tenu de leurs précautions d’emploi, il est recommandé de demander l’avis d’un professionnel de santé.

L’Ashwagandha, « nouvelle venue » en occident, serait l’une des plantes adaptogènes les plus puissantes. Aussi appelée « ginseng indien », elle nous vient de la médecine ayurvédique où son nom signifie « odeur de cheval » pour évoquer la puissance de l’animal. Elle a déjà fait l’objet de nombreuses études mais il manque encore des données concernant des effets sur le système immunitaire. Faire une cure de poudre d’Ashwaganda sera surtout utile en cas de fatigue ou de stress chronique. Plus souple d’emploi que les autres plantes adaptogènes, son usage reste malgré tout réservé à l’adulte. Il ne convient pas non plus aux femmes enceintes et allaitantes. Et un avis médical est conseillé en cas de troubles thyroïdiens.

Des plantes riches en vitamine C

Compte tenu des effets bénéfiques de la vitamine C sur le fonctionnement du système immunitaire et l’assimilation du fer, il est important de veiller à couvrir ses besoins pour mieux lutter contre les infections. Une alimentation riche en fruits et légumes frais de saison devrait suffire. Mais, en cas d’infection, d’anémie ou de fatigue, il est intéressant de faire une cure en privilégiant des sources naturelles qui, en plus de la vitamine C, apporteront aussi d’autres nutriments aux propriétés antioxydantes complémentaires : sous forme de poudres (Acérola ou Camu Camu) ou de fruits secs (baies de Goji).

Du Thym en tisane

La tisane de Thym est traditionnellement utilisée pour le traitement des troubles respiratoires et digestifs. Ses propriétés antiinfectieuses sont largement documentées par de nombreuses études, réalisées en majorité sur son huile essentielle. Quant à son action sur l’immunité, une publication de 2012 a permis de mettre en évidence les effets d’un extrait aqueux sur les cellules dendritiques, des cellules qui jouent à la fois un rôle de sentinelle et de chef d’orchestre de la réponse immunitaire. Sans être immunostimulant comme l’Echinacée, le Thym serait davantage immunomodulant et plus souple d’utilisation. C’est par ailleurs une plante tonique et antioxydante qui aidera aussi en période de convalescence.

En infusion : pour une tasse, verser de l’eau frémissante (idéalement à une température de 80-90°C) sur une cuillerée à soupe de plantes sèches. Couvrir et laisser infuser pendant 10 à 15 minutes puis filtrer la préparation. Boire 2-3 tasses par jour. Faire une pause d’une semaine après 3 semaines d’utilisation.

Découvrir d’autres alternatives naturelles

Pour soutenir le système immunitaire, il existe d’autres solutions naturelles que les plantes. Elles pourront s’utiliser sous forme de cure d’automne en prévention des maux de l’hiver ou en période de convalescence quand le système immunitaire a été affaibli. Voici plusieurs alternatives au choix.

La Propolis

Produite et utilisée par les abeilles pour protéger leur ruche, la propolis est utilisée depuis l’Antiquité pour soigner les plaies, mais aussi pour embaumer les morts. Elle entre encore aujourd’hui dans la composition de produits contre les maux de gorge, les infections des gencives ou encore l’herpès, notamment pour ses propriétés anti-infectieuses. Même s’il n’est pas possible d’indiquer sur les compléments alimentaires que la Propolis permet de « soutenir le fonctionnement du système immunitaire », des tests réalisés in vivo et in vitro montrent bien qu’elle agit sur les deux types de réponse immunitaire : innée et acquise. La Propolis aurait en effet une action sur différentes cellules du système immunitaire et sur la production d'anticorps.

L'extrait hydroalcoolique de propolis peut s’utiliser sous forme de cure en prévention ou dès les premiers signes d’une infection :

  • Réservée aux adultes et adolescents : 15 gouttes diluées dans un verre d’eau, dans une cuillère à café de miel ou une tisane tiède, matin et soir, pendant 3 semaines. À prendre à distance des repas, et renouveler après une semaine de pause si nécessaire. Bien agiter avant utilisation.
  • Déconseillé aux enfants de moins de 6 ans, aux femmes enceintes, et en cas d’allergie aux produits de la ruche.
L'argile

Le rôle de l’Argile dans le soutien de l’immunité pourrait s’expliquer par son action globale sur l’écosystème intestinal : amélioration du mucus et protection de la paroi digestive, élimination des virus et des bactéries pathogènes tout en aidant au développement de la flore digestive, neutralisation de toxines bactériennes, adsorption de métaux lourds toxiques pour l’organisme… La présence de Cuivre dans sa composition contribuerait également à stimuler l’immunité. Attention cependant, car l’argile interfère avec le fer qu’elle va fixer dans le tube digestif, avec un risque de carence en fer en cas de consommation trop prolongée.

Pour faire une cure d'argile, l’idéal est de consommer une cuillère à café par jour (soit le matin au réveil, soit le soir au coucher, toujours à distance de la prise de médicaments). Commencer avec de l'eau d'argile durant les premiers jours et poursuivre avec de l'eau argileuse pendant trois semaines maximum. Faire ensuite une pause d’une à plusieurs semaines.

  • L’eau d’argile se prépare avec une cuillère à café d’argile ultra-ventilée dans un verre d'eau. Laisser reposer 3 à 4 heures. L'argile va se déposer au fond du verre. Ne boire que le liquide légèrement trouble qui surnage et qui correspond à l'eau d'argile.
  • L'eau argileuse se prépare de la même façon, mais on mélange le dépôt d'argile avec le surnageant avant de boire le tout.
  • Par voie interne, l'argile est contre-indiquée chez les personnes sujettes à la constipation, chez les personnes atteintes d'une hernie digestive, d’hypertension artérielle, en cas d’antécédent d’occlusion intestinale ou encore de nausées. Demander un avis médical en cas de prise de médicaments. Les femmes enceintes, allaitantes ne doivent pas utiliser de l’argile et les jeunes enfants ont généralement des dosages adaptés.
Les oligo-éléments

L’oligothérapie utilise des minéraux en très faibles quantités (oligo-éléments) pour rééquilibrer un organisme en tenant compte du terrain, ou de la « diathèse », de chaque personne. Il s’agit de médicaments utilisés en cure comme « modificateurs de terrain » pour apporter un soutien personnalisé en cas de baisse d'immunité :

  • Manganèse-Cuivre : caractéristiques de la diathèse « hyposténique » chez une personne fatigable avec des difficultés de concentration, sujette aux états infectieux chroniques ou aux allergies touchant le nez, la gorge et les oreilles.
  • Cuivre-Or-Argent : spécifique de la diathèse « anergique » en cas de manque de vitalité générale, dans les convalescences de maladies infectieuses et les états de fatigue.
Les probiotiques

Les probiotiques sont des bactéries non pathogènes qui viennent en soutien des bactéries du microbiote intestinal pour aider à limiter la prolifération des germes indésirables et renforcer l’effet barrière au niveau de l’écosystème intestinal. Il existe aujourd’hui un grand nombre de produits à base de probiotiques, avec un large choix de souches. Il est donc recommandé de demander l’avis d’un spécialiste pour faire une sélection en fonction de l’effet recherché. Des cures avec des compléments alimentaires pourront dans certains cas s’avérer nécessaires, notamment après un traitement antibiotique.

Les Champignons

Le shiitaké, le maïtaké et le reishi sont des champignons utilisés dans la médecine traditionnelle asiatique. Il est possible aujourd’hui de les trouver seuls ou en mélange sous forme de compléments alimentaires. Leur capacité à stimuler les défenses immunitaires est attribuée aux polysaccharides et aux bêta-glucanes qu’ils contiennent et qui agiraient au niveau de la flore intestinale.

Eviter ce qui affaiblit l’immunité

L’âge et certaines maladies ou traitements sont connus pour affaiblir nos défenses naturelles. Il existe par ailleurs plusieurs facteurs liés au mode de vie qui sont directement en lien avec une baisse de l’immunité et sur lesquels il est possible d’agir. Les prendre en compte est essentiel pour permettre aux plantes et autres produits naturels d’être plus efficaces.

Le stress chronique
  • Les mécanismes en jeu sont assez complexes, mais des études scientifiques ont permis de mettre en évidence que le stress psychologique était bien directement responsable d’un affaiblissement des systèmes de défense. Son impact est tel que la gestion du stress est un facteur majeur à prendre en compte.
  • Parmi toutes les méthodes qui permettent de limiter les effets du stress, chacun pourra choisir celles qui lui conviennent le mieux. L’essentiel est de les pratiquer le plus régulièrement possible, d’autant que leur impact est mesurable, sans forcément y consacrer beaucoup de temps.
  • Le stress est également responsable de pertes excessives de magnésium. Or le magnésium intervient lui aussi dans l’immunité et son déficit rend encore plus sensible au stress. De quoi alimenter le cercle vicieux de la baisse de l’immunité causée par le stress… Une alimentation plus riche en source de magnésium sera nécessaire ainsi qu’une complémentation pour couvrir les besoins (jusqu’à 300 mg de magnésium par jour).
Le manque de sommeil
  • Il est communément admis que le sommeil et l’immunité sont intimement liés. Un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité rendrait l’organisme plus vulnérable aux infections, mais une infection aurait aussi un impact sur la structure du sommeil (augmentation de la durée totale de sommeil et de la proportion de sommeil lent).
  • Même s’il manque encore des études pour expliquer ces liens, toutes les approches pour mieux dormir seront utiles à mettre en place en cas de baisse d’immunité ou pour la prévenir. Au cours d’une infection, on respectera également le besoin de sommeil qui participe aux mécanismes de défense de l’organisme.
La sédentarité ou l’excès de sport
  • Certains spécialistes comme le Pr François Carré, cardiologue et chercheur à l’Inserm, vont jusqu’à déclarer : « le seul moyen d’améliorer l’immunité, c’est l’exercice physique », quel que soit l’âge. Par d’autres mécanismes, l’excès de sport peut à l’inverse nous rendre plus vulnérables aux infections.
  • Dans ses recommandations, l’ANSES rappelle en effet que l’activité physique n’a pas besoin d’être intensive pour être efficace. C’est surtout la régularité qui compte.
L’exposition aux polluants et aux produits toxiques
  • Par notre alimentation, les produits d’hygiène que nous utilisons, l’air que nous respirons... nous sommes régulièrement soumis à différents produits toxiques et polluants (ex : pesticides, conservateurs…) qui peuvent fragiliser et perturber notre système immunitaire. Il n’est pas toujours possible de s’en protéger, mais certains choix de consommation, comme l’achat de produits bio, permettront de réduire le niveau d’exposition.
  • Le tabagisme (actif et passif) ou l’excès d’alcool sont surtout connus pour leur toxicité au niveau des poumons ou du foie, mais ils fragilisent aussi l’immunité. Un accompagnement pourra être envisagé pour aider à réduire leur consommation.

Des précautions à prendre en cas de troubles de l’immunité

Dans le cas de certaines maladies chroniques, l’usage des plantes médicinales est délicat, voire déconseillé. Il s’agit notamment des maladies auto-immunes et de toutes les pathologies en lien avec le système immunitaire.

C’est la raison pour laquelle, compte tenu de leur capacité à stimuler les défenses de l’organisme, les Echinacées vont être contre-indiquées chez les personnes qui souffrent de sclérose en plaques, de maladies auto-immunes, d’immunodéficience ou d’immunosuppression (VIH/sida, greffe d’organe, chimiothérapie, etc.) ou de troubles sanguins de la lignée des globules blancs (leucémie, lymphome, etc.).

Concernant les autres plantes et les autres solutions naturelles présentées dans cette page, les publications actuelles parlent davantage d’un effet immunomodulant qui présenterait moins de risques qu’un effet immunostimulant. Il faudra cependant toujours demander l’avis d’un professionnel de santé en cas de traitement chronique pour éviter tout risque d’interaction.

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Bibliographie

Publication : Hernot, F. (2006). L’argile, son utilisation à l'officine. http://dune.univ-angers.fr/fichiers/20073109/2016PPHA5426/fichier/5426F.pdf

Publication : Taqarort, N., & Chadli, S. (2020). Vitamine D et risque des infections respiratoires aiguës : grippe et COVID-19. Nutrition clinique et métabolisme, 34(3), 211‑215. https://doi.org/10.1016/j.nupar.2020.05.003

Publication : Vernay, M., Sponga, M., Salanave, B., Oleko, A., Deschamps, V., Malon, A., & Castetbon, K. (2011). O62 Statut en vitamine D de la population adulte en France : l’étude nationale nutrition santé (ENNS, 2006–2007). Nutrition clinique et métabolisme, 25, S50‑S51. https://doi.org/10.1016/s0985-0562(11)70066-8

Publication : Sandner, G., Heckmann, M. & Weghuber, J. (2020). Immunomodulatory Activities of Selected Essential Oils. Biomolecules, 10(8), 1139. https://doi.org/10.3390/biom10081139

Publication : Blanchard, J. M. (2007). Cinnamomum camphora à cinéole (ravintsara), une plante au service de la prévention des infections nosocomiales en milieu hospitalier ? Phytothérapie, 5(1), 15‑20. https://doi.org/10.1007/s10298-007-0202-1

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