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Un érysipèle est une inflammation aiguë de la peau due à une infection bactérienne. L'érysipèle se manifeste sous la forme d'une ou plusieurs plaques rouges et douloureuses, le plus souvent au niveau des jambes, parfois sur le visage, accompagnées d'une fièvre brutale. Le traitement conventionnel de l’érysipèle repose sur la prescription d’antibiotiques. Il permet de limiter à 5% les cas de complications graves. Il peut être utile d'y associer des huiles essentielles et végétales qui auront une action complémentaire à différents niveaux en contribuant à limiter les risques de surinfection, améliorer certains signes (inflammation, douleur, œdème) et prévenir les récidives en préservant l'intégrité de la peau.

Erysipèle: causes, symptômes et traitement conventionnel

Un érysipèle est une inflammation aiguë de la peau due à une infection bactérienne avec une atteinte des tissus superficiels et profonds (derme et hypoderme). On parle aujourd'hui de dermohypodermite bactérienne non nécrosante. Dans sa forme habituelle, l'érysipèle se manifeste par l'apparition brutale d'une ou plusieurs plaques rouges douloureuses, accompagnées d'un œdème et d'une fièvre élevée. Les plaques sont le plus souvent localisées au niveau de la jambe ("grosse jambe rouge aiguë"), parfois sur le visage (5 à 10% des cas seulement). La bactérie à l'origine d’un érysipèle est généralement un streptocoque, plus rarement un staphylocoque doré ou encore d'autres germes comme le Pseudomonas. C'est par "une porte d'entrée" comme une plaie ou une lésion cutanée que la bactérie s'introduit dans l'organisme.

Chez l'enfant, les cas sont souvent liés à la varicelle. Sinon, l'érysipèle touche principalement les adultes après 40 ans, avec un âge moyen de survenue autour de 60 ans. Le risque augmente avec l’âge, le surpoids, la présence d'un diabète ou d'autres facteurs locaux ou généraux comme :

  • les troubles circulatoires : insuffisance veineuse et/ou lymphatique ;
  • les problèmes cutanés qui peuvent fragiliser la peau et permettre l'entrée de germes : mycose avec fissures (intertrigo interorteil), ulcère variqueux, psoriasis, eczéma, plaie, piqure d'insectes, lésions de grattage...;
  • un mauvais état de santé général de la personne et de son système immunitaire ;
  • la prise de certains traitements médicamenteux (corticoïdes, anti-inflammatoires, immunosuppresseurs).

Le traitement conventionnel de l’érysipèle repose sur la prescription d’antibiotiques et le repos avec la jambe surélevée. Il permet une amélioration de l’état de santé avec une disparition de la fièvre en 48 à 72h. Le retour à la normale de la zone touchée peut durer plus longtemps, jusqu'à 3 semaines en fonction de son étendue initiale. La survenue de signes de gravité est rare mais il s'agit alors d'une urgence médicale nécessitant une hospitalisation immédiate compte tenu, entre autre, d'un risque de septicémie.

La récidive reste la principale complication (20 à 30% des cas). Elle est favorisée par la persistence de facteurs de risques, en particulier les troubles circulatoires, l'ulcère de jambe et les dermatoses chroniques type mycoses.

Pourquoi utiliser les huiles essentielles en cas d'érysipèle ?

Compte tenu des risques liés aux complications possibles de l'érysipèle, la prise en charge médicale et la prescription d'un traitement antibiotique restent incontournables. Il est néanmoins possible, en l'absence de signes de gravité ou de situations urgentes, d'envisager un accompagnement complémentaire ou préventif par des soins naturels. En effet, plusieurs huiles essentielles et végétales sont connues pour être anti-infectieuses, anti-inflammatoires, antalgiques, circulatoires ou régénérantes cutanées.  Ces multiples propriétés seront très intéressantes dans le cas d'un érysipèle à différents niveaux :

  • limiter les risques de surinfection,
  • améliorer certains signes (inflammation, douleur, œdème),
  • prévenir les récidives en préservant l'intégrité de la peau et en agissant sur les "portes d'entrée".

Concernant la prévention des récidives, d'autres huiles essentielles et végétales mais aussi des plantes médicinales et des macérats de bourgeons, pourront être conseillés en cas de troubles circulatoires. Des études récentes montrent par ailleurs que l'association d'huiles essentielles avec des antibiotiques peut contribuer à limiter l'antibiorésistance, une approche qui s'annonce prometteuse dans la prise en charge à venir de l'érysipèle.

Le duo réflexe : Tea Tree et Calophylle Inophyle

Pourquoi sont-elles efficaces ?

  • Anti-infectieuse à large spectre, l'huile essentielle de Tea Tree est particulièrement efficace en cas d'infections cutanées. D'action très puissante, elle est par ailleurs flexible et bien tolérée. On veillera juste à l'utiliser diluée en raison de composants qui peuvent être irritants pour la peau. Grâce à sa richesse en monoterpènes et monoterpénols, notamment en terpinèn-4-ol, son spectre anti-infectieux englobe les principales bactéries responsables de l'érysipèle (streptocoque A, staphylocoque doré et pseudomonas). L'huile essentielle de Tea Tree est également antifongique, très efficace contre certains champignons responsable de mycoses cutanées qui peuvent être à l'origine de "portes d'entrée" et favoriser un érysipèle. De plus, parmi ses propriétés dites secondaires, plusieurs seront très intéressantes en cas d'érysipèle. L'huile essentielle de Tea Tree est à la fois circulatoire, cicatrisante et anti-inflammatoire.

  • Pour l'application cutanée, on privilégiera l'huile végétale de Calophylle inophyle dont les propriétés sont particulièrement adaptées en cas d'érysipèle. Elles viendront compléter et renforcer celles de l'huile essentielle de Tea Tree en contribuant à résorber l'œdème (propriété circulatoire vasculaire et lymphatique des polyphénols), limiter la douleur (action antalgique et anti-inflammatoire) et régénérer la peau lésée grâce à la calaustraline qui possède des propriétés cicatrisantes et réparatrices cutanées. Vous risquez d'être surpris par sa texture épaisse et sa couleur verte mais ce sont avant tout des critères de qualité pour cette huile végétale exceptionnelle.

Comment les utiliser ?

  • En mélange. Par voie cutanée, préparer un mélange à 10 % d'huile essentielle de Tea Tree dans de l'huile végétale de Calophylle Inophyle (1 goutte d'HE dans 9 gouttes de l'HV ou 1 mL dans 9 mL). En l'absence de signes de gravité, le mélange est à appliquer sur la zone touchée jusqu'à 3 fois par jour en fonction de l'amélioration. Au-delà de 20 jours ou en cas de signes d'aggravation, un avis médical est recommandé.
  • En cas de mycose. Sur la mycose à l'origine de l'érysipèle, l'huile essentielle de Tea Tree pourra être appliquée pure localement ou en mélange à 50% (moitié huile essentielle et moitié huile végétale de Calophylle Inophyle).
  • En cas d'œdème. L'huile végétale de Calophylle Inophyle pourra également être appliquée seule pour aider à résorber l'œdème résiduel en périphérie de l'érysipèle. Massez alors vos jambes de bas en haut à l'aide de quelques gouttes matin et soir.

Synergie complète pour l'érysipèle des jambes

L'huile essentielle de Tea Tree et l'huile végétale de Calophylle Inophyle ont une action complémentaire très utile en cas d'érysipèle. Il peut néanmoins être intéressant de les associer avec d'autres huiles essentielles en synergie. Cela permet de créer un mélange plus complet et polyvalent, combinant de nombreuses propriétés et molécules actives au sein d'un même produit prêt à l'emploi. Pour rappel, cette synergie est réservée à la prévention et aux formes d'érysipèle sans signes de gravité.

Le mélange

Prenez votre flacon vide de 10ml, et ajoutez:

  • 10 gouttes d'huile essentielle de Tea Tree
  • 10 gouttes d'huile essentielle de Lavande Aspic
  • 10 gouttes d'huile essentielle de Lentisque Pistachier
  • 80 gouttes d'huile végétale de Calophylle Inophyle
  • 100 gouttes de macérat huileux de Calendula

Bouchez (clic !), homogénéisez puis étiquetez votre flacon. Votre synergie est prête !

Mode d'utilisation

En l'absence de signes de gravité, appliquer 5 à 10 gouttes de ce mélange et masser en remontant vers le haut de la jambe.
Jusqu'à 3 fois par jour en fonction de l'amélioration.

Au-delà de 20 jours, un avis médical est recommandé.

Utilisateurs autorisés

OUISynergie réservée à l'adulte.

NON. Les femmes enceintes et allaitantes et les enfants de - de 6 ans.

Précautions d'utilisation

  • Demander un avis médical avant l'utilisation de cette synergie pour les personnes asthmatiques, épileptiques et les personnes sous traitement anticoagulant.
  • Il est conseillé de réaliser le test allergique avec le mélange dans le creux du coude avant toute utilisation.

Ces précautions s'appliquent dans les conditions d'application et de dosage citées ci-dessus. En cas de doute, posez votre question sur notre forum et consultez votre médecin.

Pourquoi cette synergie ?

  • L'huile essentielle de Lavande Aspic est une huile essentielle polyvalente dont les propriétés seront utiles pour soulager la plupart des symptômes propres à l'érysipèle. Le camphre et le linalol dont elle est composée, lui confèrent des propriétés antalgiques et cicatrisantes bien connues en cas de piqûres d'insectes ou de brûlure. Elle contribuera ainsi à soulager les douleurs associées à l'érysipèle. Son pouvoir anti-infectieux lié à la présence de monoterpénols (linalol), associés au 1-8 cinéole viendra renforcer et compléter l'action anti-bactérienne et antifongique de l'huile essentielle de Tea Tree.
  • L'huile essentielle de Lentisque Pistachier, troisième huile essentielle de cette synergie a été choisie pour contribuer à résorber l'œdème. Fortement concentrée en alpha-pinène, elle est en effet efficace contre tous les problèmes de circulation. Elle est particulièrement indiquée en cas d'œdème des jambes par son effet décongestionnant veineux et lymphatique.
  • Enfin, le macérat huileux de Calendula sera intéressant en association avec l'huile végétale de Calophylle Inophyle pour ses propriétés apaisantes bien connues et sa fluidité. Le macérat huileux de Calendula contient naturellement du faradiol, un anti-inflammatoire intéressant pour soulager les inflammations cutanées et les irritations. L'huile végétale de Calophylle inophyle n'étant pas très fluide, le macérat huileux de Calendula sera tout indiqué en association comme diluant.

Approches naturelles complémentaires pour prévenir les récidives

Améliorer la circulation

L'insuffisance veineuse et lymphatique étant l'un des facteurs favorisant l'érysipèle des jambes, différentes approches naturelles et complémentaires peuvent être conseillées en prévention des récidives.

  • Plusieurs huiles essentielles sont connues pour leurs propriétés circulatoires comme le Lentisque Pistachier mais aussi le Cyprès de Provence, le Patchouli, le Myrte Rouge ou l'Hélichryse Italienne. Vous pourrez les utiliser diluées par voie cutanée, seules et en synergie, ou mélangées à des sels de bains.
  • Les tisanes de plantes seront aussi d'un grand soutien sous forme de cures. Vous retrouverez l'incontournable Vigne rouge avec l'Hibiscus et le Cassis. En gemmothérapie, les macérats de bourgeons de Châtaignier et de Marronnier sont connus pour leur action décongestionnante et tonique de la circulation veineuse.
  • Le port de bas de contention et les séances de drainage lymphatique pourront être nécessaires comme toutes les habitudes à adopter en cas de varices ou de lymphœdème.

Limiter les lésions cutanées

Certains problèmes cutanés (mycoses, psoriasis, eczéma, plaie, ulcère variqueux, piqure d'insectes, lésions de grattage...) peuvent également être des facteurs favorisants. En effet, ils fragilisent la peau et permettent l'entrée de germes responsables d'un érysipèle.

  • Chez les personnes à risques, toutes les lésions susceptibles de devenir des "portes d'entrée" devront être traitées. Il faudra être particulièrement vigilant pour éviter le développement de mycoses, notamment au niveau des jambes et des pieds avec des soins et une hygiène adaptés.
  • L'application régulière d'huiles végétales contribuera à préserver l'intégrité de la peau, à éviter son assèchement et les lésions de grattage causées par des démangeaisons.

Attention aux anti-inflammatoires

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont formellement contre-indiqués en cas d’érysipèle. Ils sont suspectés de favoriser l'évolution d'un érysipèle vers des formes graves (fascites nécrosantes).


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Bibliographie

Ouvrage : Baudoux, D., & Zhiri, A. (2003). Les cahiers pratiques d'aromathérapie selon l’école française Volume 2: Dermatologie. Luxemburg: Edition Inspir.

Ouvrage : Franchomme, P. (2015). La science des huiles essentielles médicinales. Guy Trédaniel éditeur.

Site Web : Érysipèle - symptômes, causes, traitements et prévention. (2020, 3 février). VIDAL. https://www.vidal.fr/maladies/peau-cheveux-ongles/erysipele.html

Site Web : Reconnaître un érysipèle. (2021, 19 juillet). ameli.fr. https://www.ameli.fr/rhone/assure/sante/themes/erysipele/definition-symptomes-evolution

Site Web : Trouche, F. M. J. (2019, 2 décembre). l’érysipèle. dermato-info.fr. https://dermato-info.fr/fr/les-maladies-de-la-peau/%C3%A9rysip%C3%A8le#fermer

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