L’insuffisance rénale est une altération de la fonction des reins. Selon l’Inserm, on estime que 5 à 10 % des Français souffrent d’une maladie rénale qui pourrait conduire à une insuffisance. Les reins sont des organes qui assurent de multiples fonctions dans l'organisme. Ils permettent notamment l'élimination des déchets dans l'urine via la filtration du sang et le maintien hydroélectrolytique constant grâce à un bon équilibre acido-basique. Cependant, ces fonctions peuvent être altérées de façon réversible. Dans ce cas, on parle d'insuffisance rénale aiguë tandis d'une altération irréversible correspond à une insuffisance rénale chronique. La connaissance du type d'insuffisance rénale (aiguë ou chronique) et de son stade (1 à 5) de la maladie chronique permet une meilleure prise charge médicale et nutritionnelle. En effet, les professionnels de santé préconisent un régime alimentaire adapté pour limiter la surcharge du travail des reins au stade 3 et 4, puis au stade 5 de l’insuffisance rénale chronique. Cet article reprend l'ensemble des connaissances nutritionnelles spécifiques à l'insuffisance rénale chronique.

Cet article a été mis à jour le 31/10/2022

Les différents types d'insuffisance rénale

L'insuffisance rénale est une altération de la fonction des reins. Cette pathologie peut être aiguë ou chronique. Tout d'abord, l’insuffisance rénale aiguë se caractérise par une altération brutale de la fonction des reins nécessitant une prise en charge en urgence. Elle est dans la majorité des cas réversible, ce qui permet aux reins de retrouver leurs fonctions, contrairement à l'insuffisance rénale chronique. En effet, cette dernière est une pathologie qui se caractérise par une réduction progressive et irréversible de la fonction rénale. L'insuffisance rénale chronique est causée dans 50 % des cas par le diabète ou l'hypertension artérielle. On considère cette pathologie comme progressive et silencieuse car les symptômes apparaissent généralement avec l'avancée de la maladie. Par ailleurs, l'insuffisance rénale chronique est divisée en 5 stades en fonction du débit de filtration des reins (Les différents stades de l'insuffisance rénale). 

Dans les premiers stades de la maladie (stade 1 et 2), le débit de filtration glomérulaire et la fonction rénale sont peu impactés. Certaines mesures préventives sont proposées aux patients afin de préserver la fonction rénale. C'est à partir du stade 3 que le débit de filtration décroît et que les symptômes apparaissent tels que l'asthénie, les nausées et vomissements, les urines anormales et le gonflement des membres par exemple. Dans certains cas, la progression de la maladie est inévitable et peut atteindre le stade 5, le stade terminal de la maladie. De ce fait, la fonction rénale est gravement touchée et la vie du patient est en jeu. Un traitement de suppléance par dialyse ou transplantation peut être proposé aux patients.

Une alimentation spécifique doit être mise en place dans les stades 3 et 4 de l'insuffisance rénale, puis au stade 5, afin de limiter la surcharge de filtration rénale et éviter les excédents de micronutriments. Dans chacun des stades, le patient doit être pris en charge par un(e) diététicien(ne)-nutritionniste pour assurer que ses besoins quotidiens soient respectés, et que la fonction rénale soit préservée dans la mesure du possible.

Importance de l'alimentation (stades 3 à 5)

Le rôle de l’alimentation au stade 3 et 4 est crucial pour limiter la surcharge de filtration des reins. De ce fait, il convient de réduire les nutriments qui l’aggravent tels que :

  • les protéines ; pour éviter la présence de l’urée dans le sang. En effet, les protéines sont éliminées à 90 % en urée, dans l’urine. Lors d’un fonctionnement rénal défaillant, les protéines sont moins bien éliminées et l’urée finit par s’accumuler dans le système sanguin. L’urémie (urée dans le sang) est souvent le présage d’une insuffisance rénale. Par ailleurs, les études montrent qu’une diminution des apports en protéines chez les personnes atteintes d’insuffisance rénale chronique permet de ralentir la progression de la maladie.

  • le sodium ; pour éviter son accumulation. Dans le cas d’une insuffisance rénale, le sodium ne peut plus être correctement éliminé dans les urines ainsi, il s’accumule dans l’organisme. Par conséquent, l'excès de sodium favorise la rétention de l’eau dans les tissus et l’élévation de la tension artérielle. Le sel, de son nom scientifique « chlorure de sodium », est constitué de 40 % de sodium et de 60 % de chlorure. Une méta-analyse démontre qu’un régime pauvre en sel diminue la pression artérielle, la protéinurie et l’albuminurie. Ces dernières peuvent refléter un dysfonctionnement dans l’organisme tel qu’une insuffisance rénale lorsqu’elles sont présentes en grande quantité dans les urines. En effet, la protéinurie correspond à une teneur anormale de protéines dans l’urine. Tandis que l’albuminurie est liée à la présence de l’albumine, une protéine dans l’urine. Néanmoins, on veille à ne pas avoir une restriction trop drastique en sel qui peut conduire à une néphropathie réversible.

Le stade 5 ou l’insuffisance rénale terminale est le dernier stade de la maladie. La fonction rénale est gravement impactée et, de ce fait, la vie du patient est en danger. À ce stade de la maladie, les reins ne sont plus capables d’éliminer l’excédent de micronutriments et d'eau. De ce fait, le rôle de l’alimentation consiste à réduire l’excès d'apport :

  • en phosphore (hyperphosphorémie) ; à l’origine de troubles musculaires et osseux. En effet, le phosphore favorise la fixation du calcium au potassium, ainsi le taux de calcium dans le sang devient plus bas. Cette hypocalcémie provoque des troubles musculaires (dont les crampes et la fatigue musculaire) et osseux. Par ailleurs, la fixation de ces minéraux peut aussi induire la formation de cristaux (calcification) dans les artères. Par conséquent, les personnes dialysées ont plus de risque de développer des maladies cardiovasculaires.

  • en potassium (hyperkaliémie) ; qui peut provoquer une crise cardiaque, voire la mort de la personne dialysée si le patient n'est pas pris en charge rapidement. Des signes cliniques permettent de repérer une hyperkaliémie comme : la sensation de fatigue, les douleurs ou les crampes musculaires, les fourmillements ou encore les difficultés à respirer. Dans certains cas, la prise de chélateurs de potassium peut être prescrite en soutien de la dialyse et d’un régime alimentaire adapté.

  • en sodium ; qui contribue à l'élévation de la tension artérielle, la rétention d'eau et la formation d'œdèmes. Pour rappel, l’hypertension artérielle est la principale cause de l’insuffisance rénale chronique avec le diabète. De plus, la consommation de sel et donc de sodium est à limiter, car il procure une sensation de soif. Or, l'eau est à diminuer fortement lors des dialyses.

  • hydrique ; qui induit une prise de poids entre deux dialyses. En effet, au stade terminal de l'insuffisance rénale chronique, le patient a plus de difficulté à uriner ainsi l'eau se stocke dans l'organisme, conduisant ainsi à une prise de poids. Ce gain de poids entraîne une fatigue du muscle cardiaque, des œdèmes et une hypotension. Des techniques de calculs permettent d’indiquer aux patients la quantité d'eau à consommer en fonction de l’urine présente dans la vessie (urine résiduelle) : la quantité de boisson = 500 mL + volume de la diurèse ou 750 mL en cas d’anurie.

À partir du stade 3 de la maladie, le patient doit être pris en charge par un(e) diététicien(ne)-nutritionniste pour assurer que ses besoins quotidiens soient respectés et que la fonction rénale soit préservée, dans la mesure du possible.

Les aliments à éviter (stades 3 et 4)

La viande, la morue et certains fromages

Dans les stades 3 et 4 de l’insuffisance rénale, les protéines ne sont plus correctement éliminées par les reins. De ce fait, l’urée finit par s’accumuler dans le système sanguin.

Nous vous recommandons :

  • de restreindre votre consommation de viandes en général (bœuf, grisons, veau, porc, agneau, etc.). Remplacez-les par des légumineuses plus pauvres en protéines (pois cassés, lentilles, haricots rouges).

  • de réduire les plats à base de poissons. Parmi eux, on recense la morue séchée, le thon, le calamar, les œufs de saumon, etc.

  • de diminuer votre consommation de fromages. Le Grana Padano, la mimolette, l’asiago, le parmesan ou l’emmental sont des fromages très riches en protéines. Remplacez-les par du fromage blanc, du yaourt ou lait et yaourt fermenté qui sont eux plus pauvres en protéines.

  • d’éviter l’assaisonnement de vos plats avec des graines notamment les graines de soja, les graines de lupin, les graines de cucurbitacées ou encore les graines de luzerne. Préférez assaisonner ces plats avec des épices (le poivre blanc, la noix de muscade ou le piment) ou avec des herbes aromatiques frais (le thym, l'estragon, le persil, l'aneth, etc.).

  • de limiter l’introduction d’algues séchées ou déshydratées (comme la spiruline et le nori) dans vos plats, car elles sont très riches en protéines.

Le sel, la charcuterie et les poissons fumées

Le sel et les produits salés contiennent du sodium. En excès, il favorise la rétention d’eau dans les tissus et une augmentation de la pression artérielle.

Nous vous recommandons :

  • d'éviter l’assaisonnement de vos plats avec du sel de façon général et remplacez-le par des épices telles que le poivre blanc, la noix de muscade ou le piment.

  • d’éviter d’avoir recours aux bouillons, aux fonds de viandes ou aux sauces industrielles (sauce soja par exemple) car ils sont très riches en sel.

  • de réduire votre consommation de poissons et de viandes fumées. Préférez les poissons et les viandes fraîches.

  • de restreindre au maximum votre consommation de charcuterie : le jambon, le saucisson, la rosette, la coppa, etc.

  • de limiter les fromages salés tels que le pécorino, la mimolette, le bleu, le roquefort et la feta.

  • dans la mesure du possible, d’éviter l’achat de produits ultra-transformés. Parmi eux, on fait référence aux biscuits apéritifs, aux sandwichs, aux soupes instantanées et aux plats cuisinés.

  • de vérifier les étiquettes alimentaires et prêter attention aux mentions "sel", "chlorure de sodium" et "sodium" afin de juger les teneurs en sel de ces aliments.

Les aliments à éviter (stade 5)

Les sons, les graines et les oléagineux

L'hyperphosphorémie (excès de phosphore) peut être à l'origine de troubles musculaires et osseux mais également de maladies cardiovasculaires.

Nous vous recommandons :

  • de limiter l’assaisonnement de vos plats avec des sons ou des germes notamment les sons de riz, les sons de blé, les sons d’avoine et les germes de blé.

  • d’éviter de manger en grande quantité des graines telles que les graines de chia, les graines de pavot, les graines de tournesol, etc.

  • de réduire votre consommation d’oléagineux (noix du Brésil, noix de cajou, amande, pistache, cacahuète) qui sont riches en phosphore.

  • de limiter votre consommation d’abats et de gibiers, en général.

  • d’éviter de consommer des fromages riches en phosphore tels que le comté, le pecorino, la mimolette, l’emmental ainsi que les fromages fondus. Préférez les fromages plus pauvres en phosphore tels que : le St Marcelin, le coulommiers ou encore les crottins ou les bûchettes.

  • de vérifier les étiquettes alimentaires. Le phosphore peut se cacher dans les additifs alimentaires sous différentes appellations : acide phosphorique (E338) et phosphate de sodium (E339). Dans la mesure du possible, évitez l’achat de tous les produits alimentaires qui en contiennent.

Les algues, les fruits secs et les sels de régime

En excès dans l'organisme, le potassium peut provoquer une crise cardiaque ou la mort du patient, dans le cas où le patient n'est pas pris en charge en urgence. Ainsi, les apports en potassium doivent être limités.

Nous vous recommandons :

  • d'éviter l’usage d’algues séchées ou déshydratées dans vos plats. Le wakamé, la dulse, le kombu et le haricot de mer sont à proscrire. 100 g de kombu couvrent 3 fois plus les besoins quotidiens en potassium.

  • de restreindre votre consommation de fruits secs (abricots, dattes, pruneaux et raisins) et préférez les fruits frais moins riches en potassium tels que la myrtille, la poire, la pomme, le pamplemousse et l’ananas.

  • de diminuer sa consommation d’oléagineux : pistaches, noisettes, amandes, etc.

  • de limiter les repas à base de légumineuses (les haricots secs, les fèves, les lentilles, les pois chiches).

  • d’exclure tous les sels de régime de votre alimentation tels que Herbamare® Diet et Bouillet®. Ces sels contiennent majoritairement du chlorure de potassium.

  • de ne pas assaisonner vos plats avec des épices riches en potassium telles que le poivre noir, le paprika, le curcuma et le safran. Remplacez-les par du poivre blanc, de la noix de muscade et du piment. 

  • d’éviter en général, les produits déshydratés ou lyophilisés qui sont très riches en potassium.

  • de limiter votre consommation de café soluble, de chicorée soluble et de thé et préférer les tisanes infusées.

  • d’éplucher vos fruits et légumes avant de les consommer. La peau des aliments contient une grande quantité de potassium.

  • de préférer cuire vos aliments dans l’eau bouillante, sans oublier de jeter l’eau de cuisson. Le potassium est un minéral soluble dans l’eau.

  • d’équilibrer vos repas en potassium. Si votre dernier repas a été très riche en potassium, veillez à ce que le repas suivant soit plus pauvre en potassium.

L'eau

Un apport hydrique conséquent contribue à la prise de poids entre deux dialyses. En effet, les patients sous dialyse ont plus de difficulté à uriner, ainsi l'eau finit par se stocker dans l'organisme.

Nous vous recommandons : 

  • de restreindre votre consommation d’aliments salés, épicés et sucrés (y compris les boissons et les sodas). Ces derniers suscitent l’envie de boire de l’eau.

  • de soustraire de votre restriction hydrique, votre consommation d’eau, de lait et de potage. L’eau contenue dans les autres aliments (riz, pâtes, viande, etc.) n’est pas incluse dans la restriction hydrique.

  • de privilégier les contenants gradués qui vous permettent de mieux doser votre consommation d’eau.

  • de boire de petites quantités d’eau pendant la journée et de préférence fraîche.

  • d'éviter de boire des eaux riches en minéraux.
  • d’ajouter du jus de citron à votre eau pour couper plus facilement la sensation de soif.

  • de sucer des glaçons et d’humidifier vos lèvres.

Petit-déjeuner :

  • Tisane infusée, non sucré
  • Pain, beurre et miel
  • Myrtille

Déjeuner :

  • Merlu
  • Salade de pâtes aux fèves et mozzarella
  • Compote de pommes

Collation :

  • Tapioca

Dîner :

  • Un œuf
  • Riz blanc basmati
  • Haricot vert
  • Pain et fromage de chèvre sec

Conseils complémentaires

  • Effectuez régulièrement le suivi de votre maladie et les examens associés. Les objectifs sont d’apprendre à mieux comprendre sa maladie, de s’assurer que les traitements sont adéquats et enfin que les complications y sont absentes.

  • N’effectuez aucun changement de votre traitement médicamenteux ou ne l’arrêtez pas sans l’avis d’un médecin.

  • Pratiquez une activité physique indépendamment de votre stade de maladie. Une activité physique quotidienne permet de réduire la progression de la maladie. De plus, le Programme National Nutrition Santé (PNNS) établit en France encourage à pratiquer au moins 30 minutes d’activité physique par jour.

  • Arrêtez le tabac. La nicotine contenue dans le tabac est impliquée dans l’abaissement du débit de filtration. De plus, les chercheurs démontrent que l’arrêt complet du tabac chez les fumeurs réduit l’évolution de la maladie.

  • Contrôlez régulièrement votre tension artérielle et assurez-vous de ne pas présenter de signes d’hypertension (céphalée, fatigue, nervosité, vertige, etc.). Dans le cas contraire, informez rapidement votre médecin.

  • Vérifiez que votre poids soit constant et informez votre médecin de tout changement de poids. L’insuffisance rénale chronique peut provoquer une dénutrition. De ce fait, il convient de contrôler que votre Indice de Masse Corporelle (IMC) soit compris entre 18,5 et 24,9 kg/m².

  • Rencontrez les associations telles que « France Rein ». Les associations vous aident à mieux gérer votre maladie au quotidien.

  • Écartez de votre alimentation, la carambole. En effet, ce fruit contient une molécule, la caramboxine qui peut provoquer une insuffisance rénale et la mort des personnes sous dialyse. De plus, l’ARS (Agence Régionale de Santé) déconseille la consommation de ce fruit quelle que soit la forme de consommation (en salade, en jus, en confiture, etc.).

  • Évitez certaines huiles essentielles qui détériorent les fonctions rénales telles que l'huile essentielle de santal blanc, l'huile essentielle de genévrier et l'huile essentielle de térébenthine.

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