La Spiruline pourrait améliorer certains facteurs aggravants de dérèglement de la thyroïde. Cette dernière est une glande synthétisant les hormones thyroïdiennes T3 (triiodothyronine) et T4 (thyroxine), qu’elle déverse ensuite dans la circulation sanguine. Ces hormones assurent notamment la synthèse, l’utilisation et la dégradation des lipides et des protéines. De plus, elles jouent un rôle primordial sur le système nerveux central, ainsi que sur les tissus cardiaques, musculaires et digestifs. Un dérèglement de la thyroïde (hypothyroïdie ou hyperthyroïdie) a donc un impact important sur le fonctionnement de l’organisme. Dans ce cadre, la Spiruline pourrait apporter des bienfaits sur la thyroïde. En effet, elle pourrait améliorer certains facteurs aggravant de dérèglement thyroïdien grâce à ses apports en antioxydants, mais n’aurait cependant pas d’impact direct sur la glande. Cet article reprend donc l’ensemble des connaissances actuelles en lien avec les bienfaits de la Spiruline sur la thyroïde.

Cet article a été mis à jour le 25/04/2023

Pas d’effet direct

Aucune étude ne montre de bienfaits directs de la spiruline en cas de dérèglement de la thyroïde. Effectivement, la spiruline n’a pas d’impact sur les glandes de l’organisme, et ce, malgré les réputations stimulantes de la spiruline. En effet, il est dit que la spiruline stimule l’organisme, mais cette réputation est due à une teneur importante en protéine, en minéraux, en vitamines et en antioxydants. Cependant, à l’inverse des plantes adaptogènes comme l’Ashwagandha qui ont un effet stimulant direct sur les glandes de l’organisme, la spiruline n’est pas adaptogène. Elle ne contient donc pas de composant permettant d’avoir un impact direct et concret sur ces dernières.

Aide à lutter contre le stress oxydatif en cas de trouble de la thyroïde

La spiruline peut aider à améliorer certains facteurs aggravants comme le stress oxydatif. En effet, une étude a montré que le stress oxydatif était plus présent chez des patients atteints de troubles de la thyroïde que chez des patients bien portants. Le stress oxydatif est un déséquilibre entre les molécules pro-oxydantes et antioxydantes. Pour limiter les conséquences de ce dernier sur l’organisme (maladies cardiovasculaires et neurodégénératives, cancers…), il est important d’apporter en quantité suffisante des antioxydants, et plus particulièrement en cas de troubles de la thyroïde. Par ailleurs, il semblerait que les patients atteints d’hyperthyroïdie soient encore plus touchés que les patients hypothyroïdiens.

Dans ce cadre, la spiruline peut aider à lutter contre ce stress oxydatif car elle possède des composants antioxydants très intéressants et qui fonctionnent en harmonie (phycocyanine, cuivre, manganèse, zinc, vitamine B2…). Ainsi, la spiruline permet, à l’aide d’une alimentation riche en antioxydants, de limiter l’impact du stress oxydatif chez les patients atteints de troubles thyroïdiens.

Peut-on consommer de la spiruline en cas de trouble de la thyroïde ?

Étant donné que la spiruline est cultivée dans un milieu aquatique, et qu’elle est souvent considérée comme une micro-algue par abus de langage, il est judicieux de se demander si la spiruline peut contenir de l’iode. En effet, l’iode est essentiel à la production des hormones thyroïdiennes, puisque les hormones thyroïdiennes sont produites à partir de la tyrosine (acide aminé) et de l’iode sous le contrôle de la TSH (Thyroid-Stimulating Hormone). En ce sens, cette TSH est une hormone permettant de contrôler la sécrétion d’hormones de la glande thyroïdienne.

De ce fait, il est recommandé de limiter les apports en iode en cas d’hyperthyroïdie car la thyroïde sécrète en excès les hormones T3 et T4 lors de cette pathologie. Cependant, la spiruline ne contient pas d’iode, il n’y a donc aucun risque d’interaction médicamenteuse avec les traitements thyroïdiens. Il est donc possible de consommer de la spiruline en cas d’hyperthyroïdie ou d’hypothyroïdie. En cas de doute, il est préférable de prendre l’avis de son médecin en cas de traitement médicamenteux.

Néanmoins, il reste primordial de porter une attention particulière à production de la spiruline que vous souhaitez consommer. En effet, en fonction de l’eau dans laquelle la spiruline est cultivée, cette dernière peut être contaminée par des cyanotoxines, des bactéries ou des métaux lourds. Si ces derniers sont stockés en grande quantité, l’organisme cherchera à les éliminer, mais ils risquent de s’attaquer à la thyroïde. De ce fait, il est recommandé de s’orienter vers une spiruline présentant une garantie d’absence de métaux lourds pour éviter l’impact de ces derniers sur les troubles de la thyroïde.

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Bibliographie

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