L'extrait de pépins de Pamplemousse (EPP) et l'huile essentielle (HE) de Pamplemousse partagent certaines similarités, mais présentent aussi des différences significatives dans leur composition, leur utilisation et leurs propriétés. Cette distinction n'est pas toujours claire, ce qui peut prêter à confusion entre ces deux produits, tout comme la difficulté à distinguer le Pamplemousse et le Pomelo. Par conséquent, il est préférable de bien comprendre leurs particularités et leurs différences pour les utiliser de manière appropriée et efficace.

Cet article a été mis à jour le 13/06/2024

Des confusions récurrentes entre Pamplemousse et Pomelo

La notoriété de l’Extrait de Pépins de Pamplemousse (EPP) ne cesse de s’accroitre. Toutefois, il existe plusieurs confusions autour de ce produit, pouvant conduire à des problèmes liés à une mauvaise utilisation.

Tout d’abord, le terme « Pamplemousse » lui-même, prête fréquemment à confusion. Dans l’usage courant, il correspond aux fruits acidulés rencontrés généralement sur les étals des magasins. Il s’agit en réalité du Pomelo ou Citrus x Paradisi. Les Pomelos possèdent une peau d’épaisseur semblable à celle d’une orange, de couleur rose-orangée, et une chaire rose vif et juteuse. L’arbre dont sont issus ces fruits provient d’une hybridation naturelle entre l'oranger (Citrus sinensis) et le Pamplemousse vrai (Citrus maxima).

Le Pamplemousse vrai ou Citrus maxima est bien différent du Pomelo. Il se distingue par son volume important, et l'épaisseur de sa peau rugueuse, jaune ou verte. Sa pulpe est acide et contient peu de jus. Il est d’ailleurs rarement retrouvé en Europe. Ainsi, le terme « Pamplemousse » est couramment utilisé de manière abusive. Effectivement, et contrairement à ce que laissent penser les termes « Extraits de Pépins de Pamplemousse » ou « Huile essentielle de Pamplemousse », ceux-ci sont souvent obtenus à partir du Pomelo, bien que le fruit utilisé ne soit pas clairement indiqué aux consommateurs sur le produit.

Des procédés de fabrication différents

Il est important de noter que, bien qu’ils soient fréquemment issus du même fruit, l’EPP et l’HE de Pamplemousse ne proviennent pas de la même partie du fruit, et ne sont pas obtenus par le même procédé.

  • L’EPP est issu de l’extraction de grandes quantités de pépins, mais aussi de la pulpe et du mésocarpe (membrane blanche entourant la pulpe) du Pomelo. Ils sont, dans un premier temps, séchés, puis réduits en poudre. Cette poudre est ensuite réhydratée dans de l’eau, et le mélange est filtré afin d’éliminer les fibres et la pectine résiduelles. Cette étape permet d’obtenir une pâte qui va de nouveau subir un processus de séchage à basse température. S’ensuit une étape de pulvérisation, permettant d’obtenir une poudre concentrée en composés chimiques d’intérêts. L’EPP peut ainsi être commercialisé sous forme de poudre ou de gélules. Toutefois, il existe généralement sous forme de spray ou de solution buvable. Pour obtenir cette forme liquide, la poudre est souvent mélangée avec de la glycérine, chauffée sous haute pression, puis refroidie et filtrée.
  • Le procédé de fabrication de l’HE de Pamplemousse diffère en de nombreux points de celui de l’EPP. Tout d’abord, la partie du fruit utilisée n’est pas la même. En effet, l’huile essentielle est obtenue à partir de l’épicarpe (zeste) du fruit et plus particulièrement, des glandes du péricarpe. Habituellement, une huile essentielle est obtenue par distillation à la vapeur d'eau mais, dans le cas des zestes d'agrumes comme le Pamplemousse, c'est une autre méthode qui est utilisée : l'extraction mécanique à froid. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il serait plus juste de parler d’essence d’agrumes plutôt que d’huile essentielle. Autrefois, l’HE de Pamplemousse était obtenue manuellement, en frottant simplement le zeste des Pomelos sur la surface d'une écuelle de bois, recouvertes de picots. De nos jours, la technique d’expression à froid, consiste à broyer, à température ambiante, les zestes du fruit ou les fruits entiers, grâce à une presse, afin d’«éclater » les poches sécrétrices et de libérer leur contenu. Il existe différents procédés mécaniques (FMC in line, les machines pélatrices, ou machine sfumatrices). Ils permettent de limiter l’oxydation des essences récupérées et de maintenir les antioxydants naturellement présents dans l’HE. C'est ensuite par centrifugation que l'on sépare l'essence du jus de fruit. Le produit final, l’HE de Pamplemousse, ne subit donc aucune modification chimique.

Une composition différente

L’EPP et l’HE de Pamplemousse n’étant pas issus de la même partie du fruit, cela entraine obligatoirement des variations importantes dans leurs compositions respectives.

  • L’EPP contient naturellement deux composants majoritaires : les citroflavonoïdes et la vitamine C (ou acide ascorbique). La teneur en citroflavonoïdes est généralement comprise entre 400 et 1200 mg pour 100 ml d’EPP, soit 20 à 35 % du produit fini. En revanche, parmi les EPP commercialisés, il y a peu de détails en ce qui concerne les noms et les proportions de ces molécules. La littérature nous apprend toutefois que les principaux citroflavonoïdes présents dans l’EPP sont la naringine, l'hespéridine et la quercétine. La quantité de vitamine C présente dans les EPP commercialisés, est très rarement révélée aux consommateurs. Néanmoins, lorsqu’elle est communiquée, elle est d’environ 3 g pour 100 ml de produit. En règle générale, la glycérine est le principal additif rencontré dans les formes liquides. Sa saveur sucrée, permet notamment de limiter l’amertume du produit et donc d’en faciliter la prise. Cependant, certains EPP contiennent également d'autres additifs. Les produits les plus fiables sont ceux qui précisent la composition sur l’étiquette.
  • Comme toutes les autres huiles essentielles d’agrumes, celle de Pamplemousse est composée d’environ 95-97 % de Limonène, un monoterpène, et seulement à 1 % de furocoumarines. Ce sont d’ailleurs ces composés qui sont responsables de l’effet photosensibilisant de l’HE de Pamplemousse et de tous les autres agrumes.

Des propriétés communes

Effet antimicrobien et antifongique

  • Cette propriété a été mise en évidence lors de la découverte fortuite de l’EPP. En effet, c’est le docteur Jacob Harich qui découvrit l’EPP en 1980, suite à une simple constatation : les pépins de Pamplemousse ne se décomposent pas dans le compost. Après avoir analysé la composition de ces derniers, il mit en évidence la présence de composés antimicrobiens, qu’il identifia comme des « antibiotiques naturels ». Au début des années 2000, ces études ont été reprises par plusieurs laboratoires à travers le monde, ayant tous confirmé les propriétés antibactériennes et antifongiques de l’EPP. L’EPP présente plus précisément une activité antimicrobienne à large spectre, c’est-à-dire une action inhibitrice sur plusieurs types de microbes. De nombreux articles rapportent cette propriété, c’est notamment le cas d’une étude in vitro, qui a démontré l’efficacité de l’EPP contre un panel de 20 souches bactériennes différentes, et 10 souches de levures.  En ce qui concerne le mécanisme d’action, il semble que l’EPP cible les parois des bactéries, provoquant la dislocation de leurs membranes et la mort du microorganisme. Cependant, l’activité antimicrobienne de l’EPP est aujourd’hui controversée. Une autre étude in vitro sur l’effet antimicrobien de différents EPP commercialisés et leur teneur en agents conservateurs montre en effet que les EPP contenant des substances conservatrices telles que le chlorure de benzéthonium, le triclosan et le méthylparabène présentaient une forte activité inhibitrice sur la croissance de divers germes, tandis que les EPP sans conservateurs ne montraient aucune activité antimicrobienne. Cela soulève des questions sur le rôle des conservateurs présents dans les EPP dans leur activité antimicrobienne.
  • L'activité antimicrobienne de l'huile essentielle de Pamplemousse est bien documentée dans la littérature, notamment en raison de sa teneur en D-Limonène, son composant principal. Le D-Limonène est en effet reconnu pour ses propriétés antiseptiques, notamment comme désinfectant atmosphérique, puisqu’il est très volatile. De plus, il s'agit d'un antifongique efficace capable de ralentir, voire d'empêcher, la prolifération et la croissance de certains champignons. Plusieurs études confirment également l'effet antimicrobien et antibactérien du D-Limonène. Ces propriétés sont notamment exploitées dans le domaine de la conservation de la viande, mais aussi des conserves mais également en diffusion pour assainir l’air dans des structure de soins.

Action antioxydante

  • Plusieurs études démontrent un effet anti-oxydant des EPPs. Cette caractéristique a été prouvée par le biais de trois méthodes in vitro. Les résultats ont été corroborés par des études in vivo, menées sur des modèles murins. Enfin, des données supplémentaires portent sur les effets antioxydants des citroflavonoïdes et de la vitamine C, qui sont les principaux constituants des EPP.
  • Concernant les HE de Pamplemousse, des études ont aussi montré que le Limonène, et d’autres composants présents dans les essences d'agrumes, avaient une activité antioxydante élevée. Il a également été mis en évidence que la teneur en Limonène des HE et leurs propriétés antioxydantes étaient intrinsèquement liées, confirmant que le Limonène pourrait jouer un rôle central. L'HE de Pamplemousse possède aussi des propriétés hépatoprotectrices et détoxifiantes. Les propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires du Limonène confèrent à l'HE de Pamplemousse des vertus protectrices pour les cellules hépatiques. Cette molécule favorise l'activité des enzymes antioxydantes de l’organisme et plus particulièrement celles du foie, telles que le GSH, afin de neutraliser les radicaux libres. De plus, le Limonène est souvent utilisé en association avec d'autres huiles essentielles potentiellement hépatotoxiques pour protéger le foie lors de leur administration orale.

Des propriétés pharmacologiques spécifiques

L’action immunostimulante de l’EPP

L’extrait de pépins de Pamplemousse pourrait jouer un rôle de soutien du système immunitaire et pourrait aider à protéger contre la prolifération des infections chez les patients en période de faiblesse immunitaire (hiver, convalescence). Une étude menée in vivo sur un modèle animal montre qu’après une dose, les marqueurs de l’immunité sont augmentés. D’autre part, des études évaluant l’activité immunostimulantes de certains composants de l’EPP ont été réalisées. La naringénine (composé issu du métabolisme de la naringine par le corps) présenterait ainsi une activité immunostimulante. Pour sa part, l’hespéridine améliore l’immunité chez les volailles, mais aussi chez des souris. De plus, une étude menée sur des souris irradiées montre que la quercétine (10 mg/kg) améliore leurs fonctions immunitaires. Ceci se traduit par une augmentation de la production de cellules immunitaires dans la rate, site majeur de la réponse immunitaire. Des études scientifiques sur les effets immunostimulants de la vitamine C ont également été menées. Il semblerait qu’elle potentialise l’induction de l’immunité adaptative, mais qu’elle ait un effet minime, voir nul sur l’immunité innée.

La polyvalence de l’HE de Pamplemousse

  • Effet hypolipidémiant : une étude in vivo a démontré que l'administration répétée de Limonène pourrait induire des modifications bénéfiques dans le foie en améliorant sa fonction. De plus il réduirait le cholestérol sérique et hépatique. Grâce à sa composition en Limonène, l'huile essentielle de Pamplemousse peut réduire le cholestérol sanguin total et diminuer l'accumulation de gouttelettes lipidiques dans le foie, probablement en agissant sur les gènes régulant le métabolisme des lipides.
  • Effet cholagogue, cholérétique : traditionnellement, l’HE de Pamplemousse est utilisée pour ces propriétés attribuées au Limonène, particulièrement utile en cas de repas copieux ou d'insuffisance biliaire. Le Limonène est mentionné pour ses effets cholagogues, favorisant la production de bile par le foie et son évacuation vers l'intestin. Cependant, aucune étude scientifique n'a encore prouvé cet effet sur la fonction biliaire.
  • Bienfaits psycho-émotionnels : l'HE de Pamplemousse possède des propriétés anxiolytiques et antidépresseurs attribuées à sa teneur en Limonène. L'administration de Limonène chez des rongeurs a également montré une diminution du stress. Les effets du Limonène, combinés aux propriétés calmantes des furocoumarines, permettent à l'huile essentielle de Pamplemousse de soulager les états émotionnels intenses tels que l'anxiété, les angoisses et les agitations.
  • Arôme : l’HE de Pamplemousse peut s’utiliser en cuisine pour ajouter une saveur délicate et fruitée très appréciée.

Des modes d’emploi et des précautions différents

L’EPP

L’EPP est disponible sur le marché sous diverses formes (poudre, gélules, gouttes, sprays). Il est préférentiellement utilisé par voie orale, en tant que complément alimentaire, avec des doses propres à chaque produit. Il est essentiel de choisir un EPP concentré, obtenu par extraction aqueuse et glycérinée, et dépourvu de conservateurs d'origine chimique. Des analyses chimiques, telles que des chromatographies, sont nécessaires pour assurer la pureté du produit. Il peut être utilisé pur ou dilué. Des usages externes, locaux semblent envisageables, bien que moins rapportés. On peut par exemple diluer l’EPP dans des bains de bouches ou des huiles végétales.

L’HE de Pamplemousse

Comme toute huile essentielle, le Pamplemousse doit être utilisé avec précautions quelle que soit la voie choisie. Elle est déconseillée aux femmes enceintes durant le premier trimestre de grossesse et un avis médical est nécessaire pour les personnes asthmatiques.

  • Voie orale : L’HE de Pamplemousse peut être utilisée par voie orale, chez les adultes et les enfants de plus de sept ans, grâce à des supports tels qu’un sucre, du miel, des huiles végétales ou encore des comprimés neutres. Ne pas l’utiliser par voie orale en cas d'obstructions biliaires.
  • Voie cutanée : l’HE de Pamplemousse doit être diluée à 20 % avec une huile végétale, en raison de son potentiel irritant lié à sa richesse en Limonène. Il est donc conseillé de réaliser un test cutané avant d'utiliser l'huile essentielle (diluer une goutte d'huile essentielle dans un peu d'huile végétale et l’appliquer au creux du coude. Laissez agir pendant au moins 24 heures pour vous assurer qu'aucune réaction allergique n'apparaît). D’autre part, après une application cutanée, il est important d'éviter l'exposition au soleil pendant 12 heures car l’HE de Pamplemousse est photosensibilisante.
  • En diffusion : il est possible d’utiliser l’HE de Pamplemousse en diffusion dès l’âge de 3 ans, durant 5 minutes par heures en absence de l’enfant. A partir de 6 ans, cette diffusion peut alors s’effectuer en présence de l’enfant dans la pièce. Pour les adultes, la diffusion de l’HE de Pamplemousse peut se faire durant 15 à 20 minutes, jusqu’à 4 à 5 fois par jour.

Des risques d'interactions médicamenteuses

On parle d’interaction médicamenteuse « lorsque la prise d’une substance modifie l’effet d’un ou plusieurs autres principes actifs présents au même moment dans l’organisme ». Une interaction peut alors modifier à la fois l’efficacité et la toxicité du médicament, et induire des effets cliniques observables.

  • Concernant l’EPP, aucune recommandation n’est disponible auprès des organismes sanitaires de référence comme l'ANSES, l'ANSM ou encore la HAS. Les quelques articles disponibles au sujet de sa potentielle interaction médicamenteuse, évoquent l’EPP en tant qu’inhibiteur enzymatique du Cytochrome P450 3A4, une des enzymes majeurs dans le métabolisme des xénobiotiques dans l’organisme. À ce jour, l'ANSM n'a pas émis d'avis officiel concernant une contre-indication liée à l'utilisation de l'EPP. Par ailleurs, certains experts recommandent, en cas de traitement contre-indiqué avec le jus de pamplemousse, de demander l’avis d’un professionnel de santé avant d’utiliser l’EPP comme complément alimentaire.
  • Il semblerait que le risque d'interaction médicamenteuse soit limité avec l'huile essentielle, probablement parce que sa concentration en furocoumarines est très faible. Certains experts mentionnent parfois des risques d’interactions, cependant il n’existe aucune précaution officielle à ce jour.

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À propos de ces conseils

Cet article d'aromathérapie a été rédigé par Théophane de la Charie, auteur du livre "Se soigner par les huiles essentielles", accompagné d'une équipe pluridisciplinaire composée de pharmaciens, de biochimistes et d'agronomes. 

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