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La voie cutanée est la voie d’utilisation la plus courante des huiles essentielles. La peau est l’organe le plus grand du corps humain, elle est de ce fait très accessible. Cela permet de profiter pleinement des propriétés des huiles essentielles, qu’elles soient thérapeutiques, cosmétiques ou pour le bien-être. Les huiles essentielles pénètrent en effet très rapidement la peau, et peuvent avoir une action aussi bien systémique que localisée. La voie cutanée est la plus adaptée pour certains utilisateurs sensibles tels que les enfants ou les femmes enceintes. Les huiles essentielles peuvent tout de même présenter des risques d’utilisation : elles peuvent contenir des molécules irritantes voire dermocaustiques, peuvent présenter un risque phototoxique ou provoquer des allergies cutanées. Il est donc nécessaire de respecter quelques précautions pour les utiliser en toute sécurité, comme réaliser un test allergique avant toute utilisation ou les diluer selon la situation.

Dans quelle situation privilégier la voie cutanée ?

La peau est la voie d’administration des huiles essentielles la plus facile, la plus rapide et la plus efficace pour 3 raisons :

  • Elle constitue l’organe le plus large du corps humain, donc le plus accessible : chez un adulte, elle peut représenter jusqu’à 2 m² de surface.
  • Elle est très vascularisée.
  • Elle présente une grande affinité avec les huiles essentielles.

En effet, les huiles essentielles traversent très facilement les différentes couches de la peau, d’une part grâce à leur faible poids moléculaire, et d’autre part grâce à leur caractère lipophile. Cela leur permet de rejoindre rapidement la circulation sanguine sans affecter ni être affectées par le système digestif. Des dosages sanguins ont déjà été effectués quelques minutes après application, montrant la présence de molécules aromatiques dans le sang. Cinquante minutes à 2h après, ces dernières peuvent même être présentes dans l’air expiré.

La voie cutanée est également employée car elle présente le moins de risques d’utilisation et qu’elle permet tant une action locale que systémique ou olfactive selon les besoins. Elle peut donc présenter un réel intérêt dans les cas suivants :

  • Pour les personnes sensibles au niveau digestif, supportant mal la voie orale.
  • Pour les bébés, jeunes enfants, et femmes enceintes et allaitantes tout en restant vigilant sur la toxicité de chaque huile essentielle.
  • Pour une action sur les tissus et organes proches.
  • Pour une action sur le système nerveux périphérique et les très nombreuses zones réflexes (chakras, plexus, points d’acupuncture…).

Faut-il diluer les huiles essentielles ?

Il est généralement préférable de diluer les huiles essentielles pour une meilleure tolérance cutanée. Les huiles essentielles étant lipophiles, il est possible de les diluer dans des supports gras, le plus courant étant les huiles végétales. L’intérêt de diluer les huiles essentielles dans une huile végétale est double : cela permet à la fois de faciliter l’application grâce à la texture grasse des huiles végétales, mais aussi et surtout d’avoir une pénétration plus longue et plus homogène des composés aromatiques. Plus l’huile essentielle doit pénétrer profondément, plus son support de dilution devra être fluide. Les huiles végétales permettent également d'agir en synergie avec les huiles essentielles. Par exemple, l’huile végétale d’Arnica sera complémentaire des huiles essentielles anti-inflammatoires en cas de douleurs articulaires ou musculaires.

Des dilutions au cas par cas

Les huiles essentielles se diluent en toutes proportions, et peuvent dans certains cas particuliers être utilisées pures. De nombreux paramètres entrent en jeu, raison pour laquelle il est difficile de fixer une règle de dilution claire et précise des huiles essentielles. La dilution dépendra en effet :

  • du type d'utilisateur : adulte ou adolescents, enfants de moins de 6 ans, bébés, etc.
  • de la bonne tolérance de l’huile essentielle (risque irritant, dermocaustique, etc.)
  • de la zone d’application : si elle est large (jambes, dos, etc.), localisée (articulations, hématome, etc.) voire très localisée (bouton d'acné, piqûre de moustique, etc.)
  • de l'action recherchée
  • de la durée d’utilisation

La fréquence et la durée d’application dépendront surtout de l’action recherchée, toutefois il est préférable de se limiter à une durée de 3 semaines maximum pour les adultes, durée conventionnelle d’une cure qui peut être renouvelée si besoin en préservant bien une semaine d’intervalle. Pour les enfants, cette durée peut être réduite à 5 jours.

Comment faire une dilution ?

Il est avant toute chose nécessaire de connaître l'équivalence entre le nombre de gouttes et le volume correspondant. Cela est généralement spécifié sur le flacon ou le site internet, et équivaut à :

  • 30 gouttes d'huile essentielle = 1 mL
  • 20 gouttes d'huile végétale = 1 mL

Voici quelques exemples de dilution :

  • 5 % : 0,5 mL d'huile essentielle (15 gouttes) pour 9,5 mL d'huile végétale (environ 190 gouttes)
  • 10 % : 1 mL d'huile essentielle (30 gouttes) pour 9 mL d'huile végétale (environ 180 gouttes)
  • 20 % : 2 mL d'huile essentielle (60 gouttes) pour 8 mL d'huile végétale (environ 160 gouttes), ou 1 goutte d'HE dans 5 gouttes d'HV
  • 50 % (moitié-moitié) : 5 mL d'huile essentielle (150 gouttes) pour 5 mL d'huile végétale (environ 100 gouttes)

Dilutions recommandées pour les adultes et enfants de plus de 6 ans

Huiles essentielles bien tolérées

Surface large
  • Utilisation prolongée : dilution ≤ 10 %
  • Utilisation ponctuelle : dilution ≤ 50 %
Surface localisée
  • Utilisation prolongée : dilution ≤ 20 %
  • Utilisation ponctuelle : jusqu'à pure
Surface très localisée
  • Utilisation prolongée : jusqu'à pure
  • Utilisation ponctuelle : jusqu'à pure

Huiles essentielles irritantes

Surface large
  • Utilisation prolongée : dilution ≤ 10 %
  • Utilisation ponctuelle : dilution ≤ 20 %
Surface localisée
  • Utilisation prolongée : dilution ≤ 20 %
  • Utilisation ponctuelle : dilution ≤ 50 %
Surface très localisée
  • Utilisation prolongée : dilution ≤ 50 %
  • Utilisation ponctuelle : jusqu'à pure

Huiles essentielles dermocaustiques

Pour toutes les huiles essentielles présentant un risque dermocautisque à l'état pur, une dilution à 10 % maximum dans un support ou un mélange d'huiles essentielles est généralement conseillée, sauf cas exceptionnel telles que les infections cutanées très localisées (verrue, mycose, etc.).

Dilutions recommandées pour les enfants (3 ans à 6 ans)

La voie cutanée est la voie d’utilisation privilégiée pour les enfants car c’est l’une des plus douces. La peau des enfants et des bébés est en effet plus fine que celle des adultes. L’absorption des molécules aromatiques des huiles essentielles est donc largement supérieure chez les enfants et bébés que chez les adultes, de même que la distribution, le métabolisme et l’élimination. Il est ainsi souvent préférable de diluer les huiles essentielles dans une huile végétale pour toute application cutanée chez les enfants et les bébés, et de se limiter à 5 jours d'utilisation maximum sauf avis médical. Cela permet par ailleurs d’associer les bienfaits des huiles essentielles avec celui des massages.

Huiles essentielles bien tolérées

Surface large
  • Utilisation prolongée : dilution ≤ 5 %
  • Utilisation ponctuelle : dilution ≤ 10 %
Surface localisée
  • Utilisation prolongée : dilution ≤ 20 %
  • Utilisation ponctuelle : dilution ≤ 30 %
Surface très localisée
  • Utilisation prolongée : dilution ≤ 30 %
  • Utilisation ponctuelle : jusqu'à pure

Huiles essentielles irritantes

Surface large
  • Utilisation prolongée : dilution ≤ 5 %
  • Utilisation ponctuelle : dilution ≤ 10 %
Surface localisée
  • Utilisation prolongée : dilution ≤ 10 %
  • Utilisation ponctuelle : dilution ≤ 20 %
Surface très localisée
  • Utilisation prolongée : dilution ≤ 20 %
  • Utilisation ponctuelle : jusqu'à pure

Huiles essentielles dermocaustiques

Les huiles essentielles dermocaustiques sont déconseillées pour les enfants de moins de 6 ans, sauf sur avis médical.

Dilutions recommandées pour les bébés (3 mois à 3 ans)

Si l’utilisation d’hydrolat est généralement à privilégier pour les bébés, quelques huiles essentielles peuvent être utilisées dès le plus jeune âge pour soulager naturellement certains maux. La peau des bébés étant fine et fragile, il est toutefois nécessaire de systématiquement les diluer dans une huile végétale pour éviter tout risque d’irritation, et de se limiter à 5 jours d'utilisation maximum sauf avis médical. La dilution dans une huile végétale permet par ailleurs d’associer les bienfaits des huiles essentielles avec celui des massages, et de créer un moment privilégié avec l’enfant. La voie cutanée est la voie royale pour les bébés, dans la plupart des situations.

Huiles essentielles bien tolérées

Surface large
  • Utilisation prolongée : dilution ≤ 2 %
  • Utilisation ponctuelle : dilution ≤ 5 %
Surface localisée
  • Utilisation prolongée : dilution ≤ 5 %
  • Utilisation ponctuelle : dilution ≤ 10 %
Surface très localisée
  • Utilisation prolongée : dilution ≤ 10 %
  • Utilisation ponctuelle : dilution ≤ 30 %

Huiles essentielles irritantes

Surface large
  • Utilisation prolongée : dilution ≤ 2 %
  • Utilisation ponctuelle : dilution ≤ 5 %
Surface localisée
  • Utilisation prolongée : dilution ≤ 5 %
  • Utilisation ponctuelle : dilution ≤ 10 %
Surface très localisée
  • Utilisation prolongée : dilution ≤ 10 %
  • Utilisation ponctuelle : dilution ≤ 20 %

Huiles essentielles dermocaustiques

Les huiles essentielles dermocaustiques sont déconseillées pour les enfants de moins de 3 ans, sauf sur avis médical.

Quelle partie du corps privilégier ?

Selon l’action recherchée de l’huile essentielle, les zones d’application sont nombreuses :

  • Sur le pli du coude, l’intérieur des poignets ou la plante des pieds : pour les pathologies nécessitant une pénétration rapide et importante d’huile essentielle (immunité, stress, etc.). Ces zones présentent un double intérêt : elles sont bien vascularisées et la peau est très fine, les huiles essentielles pénètrent donc facilement et rapidement pour atteindre la circulation sanguine et être distribuées dans tout l’organisme. On parle de « perfusion aromatique ».
  • Le long de la colonne vertébrale : action sur le système nerveux par l’intermédiaire de la moelle épinière (qui appartient au système nerveux central) et/ou sur le système immunitaire puisque la moelle osseuse de la colonne vertébrale intervient dans la formation des globules blancs.
  • Sur le thorax et le haut du dos : action sur le système respiratoire, plus précisément sur les voies respiratoires inférieures comme les bronches.
  • Sur la gorge ou à l’arrière des oreilles : action locale sur le système respiratoire, plus précisément sur les voies respiratoires supérieures et la sphère ORL.
  • Au niveau de l’abdomen : action sur le système digestif, sur l’estomac, les intestins, le foie, le pancréas ou la vésicule biliaire. Appliquer dans ce cas les huiles essentielles en regard de l’organe touché.
  • Sur le bas du ventre : action sur l’appareil génital, problèmes gynécologiques. Attention, éviter cette zone pour les femmes enceintes.
  • Sur le plexus solaire : action sur le système cardiaque et le système nerveux sympathique.
  • Sur la région corticosurrénale (milieu du dos) : action sur le fonctionnement des corticosurrénales.
  • Sur les tempes, la nuque et le front : action sur les migraines.
  • Sur les chakras et autres points réflexes : action plus énergétique.

Pour ce qui est d’utiliser les huiles essentielles pour l’hygiène, que ce soit pour parfumer ou pour leurs propriétés, il faut savoir que les huiles essentielles ne sont pas miscibles dans l’eau. Elles doivent donc être diluées au préalable dans un support adapté : sel de bain, gel douche, shampoing neutre, solubilisant, etc. Intégrées dans le bain, les huiles essentielles peuvent présenter un intérêt thérapeutique au-delà de conférer une odeur agréable :

  • En cas de douleurs inflammatoires, rhumatismes, courbatures : une huile essentielle aux propriétés anti-inflammatoires peut être utilisée, diluée dans du Sel de la Mer Morte ou d’Epsom
  • En cas de rhume, de voies respiratoires encombrées : une huile essentielle aux propriétés expectorantes peut être intéressante, profitant des vapeurs d’eau pour dégager les voies respiratoires.
  • En cas de tensions nerveuses, stress, insomnie : une huile essentielle aux propriétés apaisantes et calmantes peut créer une belle synergie avec l’effet relaxant d’un bain chaud.

Les risques liés à l'application des huiles essentielles par voie cutanée

La voie cutanée est la voie d’administration la plus souple des huiles essentielles, toutefois certaines précautions d’utilisation doivent être respectées. Les huiles essentielles sont en effet des concentrés de molécules, qui peuvent présenter des risques toxiques. Il est donc important de connaître ces risques pour pouvoir utiliser les huiles essentielles en tout sécurité.

Dermocausticité

Les phénols (carvacrol, thymol, eugénol) et les aldéhydes aromatiques (cinnamaldéhydes et cuminaldéhyde) présents dans certaines huiles essentielles peuvent provoquer des brûlures. Ces huiles essentielles doivent donc être utilisées sur des zones très localisées, et diluées à 10 % maximum.

Exemples : Origans, Sarriettes, Clou de Girofle, Cannelles, Thym à feuilles de Sarriette, Ajowan etc.

Certains aldéhydes terpéniques (citrals) et monoterpènes (alpha-pinène, limonène, etc.) présents à plus de 50 % peuvent également provoquer une forte réaction inflammatoire et être considérés comme dermocaustiques à l'état pur.

Exemples : essences d'agrumes, Eucalyptus Citronné, Combava, Verveine Exotique et Odorante, Lemongrass, Mélisse, Térébenthine, etc.

Irritation

C’est le risque le plus courant des huiles essentielles par voie cutanée. Certaines huiles essentielles peuvent en effet provoquer des rougeurs cutanées, prurits, etc. Les principales molécules pouvant causer une irritation cutanée sont certains monoterpènes et monoterpénols, à hauteur de 30 % (alpha-pinène, limonène, menthol par exemple), les éthers terpéniques, certains aldéhydes terpéniques (citronellal) et le salicylate de méthyle. En fonction de cette toxicité, il est recommandé de diluer l’huile essentielle à hauteur de 20 % maximum.

Exemples : essences d’agrumes (Citron, Orange, Pamplemousse, etc.), Menthe Poivrée, Menthe des Champs, Pins et Sapins, Genévrier, Térébenthine, Lemongrass, Verveines, Gaulthérie Odorante, etc.

Allergie

Les huiles essentielles contiennent de nombreuses molécules allergènes en plus ou moins grande quantité. Les molécules classées comme allergènes cosmétiques sont : l’alcool anisylique, l’alcool benzylique, l’alcool cinnamique, le benzoate de benzyle, le cinnamate de benzyle, les citrals, le citronellol, les coumarines, l’eugénol, le farnésol, le géranial, le géraniol, l’isoeugénol, le limonène, le linalol, le néral, le salicylate de benzyle et le trans-cinnamaldéhyde. Elles peuvent provoquer des réactions allergiques sur la peau, il est donc nécessaire de toujours réaliser un test allergique avant toute utilisation d’huiles essentielles.

Photosensibilisation (ou phototoxicité)

Les huiles essentielles contenant des molécules aromatiques bicycliques comme les coumarines sont dites photosensibilisantes, ou phototoxiques. Ces molécules sont souvent retrouvées sous forme de traces dans les huiles essentielles obtenues par expression telles que les huiles essentielles d’agrumes, mais pas uniquement. En cas d’exposition au soleil, ces substances peuvent provoquer des rougeurs ou taches brunes voire une dépigmentation irréversible. Pour ces huiles, il faudra donc veiller à ne pas exposer la peau au soleil dans les 8 à 12 heures après application ou ingestion. Pour des usages cosmétique, il existe des huiles essentielles d’agrumes sans coumarines.

Exemple d’huiles essentielles photo-sensibilisantes : toutes les essences d’agrumes (Citron, Bergamote, Mandarine, Orange, etc.) Angélique, Fenouil, Khella,…


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Bibliographie

Ouvrage : Millet, F. (2015). Le grand guide des huiles essentielles. Marabout.

Ouvrage : Festy, D. (2018). Ma bible des huiles essentielles: Guide complet d'aromathérapie. Leduc.s éditions.

Ouvrage : Franchomme, P., Jollois, R., & Pénoël, D. (1990). L'aromathérapie exactement : encyclopédie de l'utilisation thérapeutique des huiles essentielles : fondements, démonstration, illustration et applications d'une science médicale naturelle. France: R. Jollo

Ouvrage : Jaffrelo, A. (2015). L'aromathérapie des petits. Editions Alternatives.

Ouvrage : Zahalka, J. (2017). Dictionnaire complet d'aromathérapie. Editions du Dauphin.

Ouvrage : Couic Marinier, F., & Touboul, A. (2017). Le guide Terre vivante des huiles essentielles. Terre Vivante Editions.

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