Même si ce n'est pas sa vertu première, la Rhodiole peut avoir toute son utilité dans l'accompagnement de la perte de poids grâce à son action sur le métabolisme lipidique et énergétique mais aussi sur la régulation du stress, des compulsions alimentaires et le renforcement musculaire. D'autres solutions naturelles peuvent également être utilisées en complément.
Cet article a été mis à jour le 06/05/2026La Rhodiole (Rhodiola rosea), plante médicinale aux multiples bienfaits, agit sur un grand nombre de nos processus biologiques. Ce sont ses effets sur le métabolisme des graisses qui ont conduit à la réalisation de recherches sur de potentielles propriétés amincissantes.
Plusieurs études ont ainsi montré que la Rhodiole pouvait inhiber la formation de nouvelles cellules graisseuses et aider à la décomposition de corps gras lors de la digestion. Ces actions joueraient un rôle dans la gestion des déséquilibres lipidiques, souvent associés à des maladies métaboliques comme le diabète et l'athérosclérose. Cependant, les preuves directes de son efficacité pour la perte de poids chez l'homme restent limitées et à approfondir. De ce fait, la Rhodiole n'est pas, à ce jour, reconnue comme un complément alimentaire « brûle-graisse ». En revanche, elle pourrait aider le corps à différents niveaux et le soutenir dans ses capacités d'autorégulation en cas de surpoids.
Quelques données scientifiques :
Les résultats observés in vitro et sur des modèles murins (2013) ont montré des effets bénéfiques de la Rhodiole sur :
La Rhodiole, grâce à ses propriétés adaptogènes, va avoir une action normalisatrice globale et contribuer à augmenter la capacité de l'organisme à s'adapter aux différents stress. De ce fait, elle va intervenir dans divers systèmes et mécanismes impliqués de près ou de loin dans le processus de perte de poids.
La Rhodiole est connue pour augmenter le transport des précurseurs de la sérotonine dans le cerveau, ce qui contribue à ses effets bénéfiques sur l'humeur et la gestion du stress. Or, les comportements alimentaires compulsifs sont souvent liés à des déséquilibres de la sérotonine, ce qui pourrait expliquer le mécanisme d'action de la Rhodiole dans la gestion de ces troubles.
À ce jour, une étude conduite chez des rats soumis à des cycles de restriction alimentaire et de stress a montré que l'administration d'un extrait sec de Rhodiola rosea entraînait une réduction significative des épisodes de compulsion alimentaire (« Binge Eating »). À une dose de 10 mg/kg, l'extrait de Rhodiole a réduit les épisodes d'hyperphagie boulimique, et à 20 mg/kg, il les a complètement abolis. En outre, le salidroside, l'un des principaux principes actifs de la Rhodiole, a été identifié comme l'élément responsable de la réduction de l'hyperphagie boulimique. Ces résultats très encourageants restent malgré tout à confirmer par des études cliniques chez l'homme. L'association Rhodiole-Griffonia pour la gestion du poids constitue d'ailleurs une piste complémentaire intéressante, le Griffonia étant un précurseur direct de la sérotonine.
Le stress chronique est connu comme un facteur favorisant la prise de poids. C'est notamment par la production excessive de cortisol qu'il altère le métabolisme glucidique (hyperglycémie), contribue au stockage des graisses au niveau abdominal, agit sur les hormones qui contrôlent le comportement alimentaire, augmente l'appétit en orientant les choix alimentaires vers des produits plus gras et sucrés. Or, les principales propriétés anti-stress de la Rhodiole, sont en lien avec sa capacité à moduler le niveau de cortisol et à agir sur les neurotransmetteurs. Une étude conduite chez des rats soumis à un stress chronique a montré que l'administration de Rhodiole permettait de rétablir leur poids à des niveaux normaux, comparables à ceux des animaux non stressés.
L'exercice physique est un paramètre qui peut contribuer à la perte de poids. Des recherches ont rapporté que la prise de Rhodiola rosea présentait des effets positifs sur les performances sportives, notamment en améliorant l'endurance et la force musculaire. En outre, il a été démontré que la Rhodiole pouvait prévenir l'atrophie musculaire induite par un régime riche en graisse et améliorer la fonction musculaire chez des souris obèses. Elle entraînerait alors des effets proches de ceux de l'exercice physique.
Ainsi, ces résultats suggèrent que la Rhodiole pourrait améliorer les fonctions musculaires et la composition corporelle, notamment chez des personnes souffrant d'obésité.
La Rhodiole n'a pas d'action directe sur la perte de poids, mais elle peut aider l'organisme à faire face à des périodes de stress, de fatigue, voire de dépression, qui peuvent contribuer à la prise de poids. En cas de régime, elle pourra aussi apporter une contribution en cas de comportements alimentaires compulsifs (ex : envies de gras ou de sucré).
Pour bénéficier des bienfaits de la Rhodiole, il est recommandé de :
Les extraits de Rhodiole se retrouvent en gélules, capsules et comprimés. Ils sont adaptés pour délivrer une dose précise, protéger les actifs, en améliorer la stabilité et masquer le goût de la plante.
Les extraits titrés en principes actifs, notamment en rosavine (de 3 à 5 %) et en salidrosides (2 % en moyenne) sont privilégiés dans les études scientifiques car ils garantissent une teneur constante en principes actifs et ont prouvé leur efficacité.
Conseil d'utilisation : la dose est à adapter sur la base des recommandations du fabricant. Les comprimés peuvent poser des problèmes à l'ingestion aux personnes ayant des problèmes de déglutition comme les personnes âgées.
Différentes formulations sont disponibles :
Conseil d'utilisation : la posologie varie en fonction de la concentration et des conseils du fabricant. En général, ces formes sont à diluer dans un verre d'eau et sont à privilégier par les personnes présentant des troubles de déglutition.
Les teintures mères sont déconseillées aux femmes enceintes et allaitantes, en cas d'affections hépatiques ou de sensibilité digestive car elles contiennent de l'alcool.
La poudre brute de Rhodiole est issue du broyage mécanique du rhizome séché. Elle contient la globalité de ses actifs sous leur forme naturelle, soit le totum de la racine de la plante.
Conseil d'utilisation : la poudre peut être mélangée à un smoothie, une compote de fruits non sucrée ou à un lait végétal chauffé sans en abuser. Celle-ci doit être conservée à l'abri de la chaleur et de la lumière.
La forme la plus traditionnelle demeure la décoction de racine séchée, les principes actifs comme la rosavine et les salidrosides étant solubles dans l'eau.
Conseil d'utilisation (protocole ajustable selon les recommandations) : mettre 1 à 2 cuillères à café de racines coupées dans 500 ml d'eau froide. Porter à ébullition pendant au moins 2 minutes (plus longtemps en fonction de l'extraction souhaitée), laisser infuser au moins 10 minutes, puis filtrer. Boire cette décoction 2 à 3 fois par jour. Pour savoir en combien de temps agit la Rhodiole, il faut généralement compter quelques jours à quelques semaines selon les individus et la forme utilisée.
Le choix du complément conditionne directement l'efficacité de la supplémentation. Deux critères déterminent si un extrait de Rhodiole délivrera ou non un résultat : le titrage en principes actifs et la dose journalière d'extrait.
Les études cliniques ayant montré des effets significatifs utilisent des extraits titrés à la fois en rosavines (minimum 3 %) et en salidroside (minimum 1 %), administrés à des doses de 200 à 600 mg d'extrait par jour. Un produit qui n'affiche pas de titrage, ou qui ne titre qu'en rosavines sans mentionner le salidroside, ne permet pas de garantir la présence des principes actifs dans les proportions étudiées. La dose d'actif réellement ingérée chaque jour compte autant que le titrage : un extrait correctement titré mais sous-dosé (moins de 200 mg par jour) risque de rester en deçà du seuil d'efficacité.
Extrait titré à ≥ 3 % de rosavines et ≥ 1 % de salidroside, à une dose de 300 à 600 mg d'extrait par jour (soit 9 à 18 mg de rosavines et 3 à 6 mg de salidroside).
Extrait titré en rosavines (≥ 3 %) et salidroside (≥ 1 %), mais à une dose de 200 à 300 mg par jour — en dessous de la fourchette haute des études.
Extrait titré uniquement en rosavines sans mention du salidroside, ou dose inférieure à 200 mg d'extrait par jour — la présence de tous les actifs n'est pas garantie.
Poudre de plante brute vendue comme « extrait » sans aucun titrage vérifié, ou produit ne mentionnant ni le pourcentage d'actifs ni la quantité d'extrait par prise.
La Rhodiole est d'autant plus appréciable qu'elle est utilisable de façon sécuritaire avec très peu d'effets indésirables. Il convient cependant de respecter certaines précautions d'emploi.
Excepté des troubles mineurs (comme des désordres gastro-intestinaux, maux de tête, éruptions cutanées) et une agitation et une irritabilité possibles en cas de surdosage, aucun effet secondaire grave n'a été observé cliniquement.
En l'absence de données suffisantes, la Rhodiole n'est pas recommandée chez la femme enceinte ou allaitante ni chez les enfants.
Elle est aussi déconseillée, par précaution, chez les personnes atteintes de maladies auto-immunes (par extrapolation du risque de stimulation du système immunitaire).
Compte tenu de potentielles interactions médicamenteuses et d'un risque d'inhibition au niveau des cytochromes P450, par précaution, la Rhodiole est déconseillée :
Dans ces situations, il est nécessaire de rester vigilant et de consulter un professionnel de santé pour un suivi médical.
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Publication : Lee, O., Kwon, Y., Apostolidis, E., Shetty, K., & Kim, Y. (2010). Rhodiola‐induced inhibition of adipogenesis involves antioxidant enzyme response associated with pentose phosphate pathway. Phytotherapy Research, 25(1), 106‑115. https://doi.org/10.1002/ptr.3236
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