Le Ministère de la Santé définit une dépendance comme étant « une dépendance à l’usage d’une substance psychoactive dont l’absence de consommation entraine un malaise psychique, voire physique, incitant le consommateur devenu dépendant à reprendre sa consommation et à la pérenniser ». Par comparaison, nous voyons bien que la cigarette répond à tous ces critères et entraîne donc ce que l’on peut appeler une dépendance. Et plutôt deux fois qu'une ! La cigarette entraîne en effet une double dépendance.

Une dépendance physique

La nicotine est la substance psychoactive responsable de l’addiction. En effet, la nicotine va venir se fixer sur certains récepteurs du cerveau qui, une fois remplis, vont se mettre à produire de la dopamine, qui est, pour faire simple, la molécule responsable du plaisir. L’effet particulier de la nicotine est le suivant : elle va épuiser les récepteurs qui vont se remplir de plus en plus vite, et donc devoir se multiplier et demander de plus en plus de nicotine pour être satisfaits et produire, en retour, de la dopamine. S’il n’y a pas assez de nicotine, il n’y a plus de « plaisir », et il y a alors une sensation de « manque ». C’est l’addiction physique au tabac.

Une dépendance psychologique

Lorsque l’on est accro à quelque chose, on répète sa consommation sur le long-terme, et on prend donc des « habitudes de consommation ». Ces habitudes, qui peuvent être des moments de la journée, des gestes, des aliments, etc., forgent la dépendance psychologique qui accompagne la dépendance physique. Dans le cas du tabac, c’est surtout le geste d’amener la cigarette à sa bouche, ou tout simplement de l’avoir entre l’index et le majeur, qui va marquer le cerveau. Ce geste va être associé au plaisir, à la relaxation, au sentiment de bien-être simulé par la production de dopamine. Fumer est également un acte lié à des moments de sociabilité : c’est la fameuse « pause clope » où l’on se réunit entre amis, collègues, voire en famille. Ainsi, la dépendance va se faire sentir lors de tous les contextes associés à la cigarette : les repas, les soirées, les concerts, etc. Le fumeur sent qu’il ne profite pas pleinement de l’évènement s’il n’est pas complété par une cigarette, puisque son cerveau associe la cigarette au plaisir pendant ce genre d’évènement. Cercle vicieux, me direz-vous ? Absolument.

Les symptômes directs de la dépendance au tabac

L’addiction se vérifie assez facilement sur le comportement du fumeur. En effet, en l’absence de tabac, et donc en situation de manque, le fumeur va développer plusieurs troubles physiques tels qu’une irritabilité accrue, une anxiété plus rapide, des troubles du sommeil, une bouche plus sèche et pâteuse, etc.

Pour conclure...

Corps, cerveau, habitudes : l’addiction à la cigarette s’infiltre partout, et il est très compliqué de s’en débarrasser. Alors, pour que le tabac ne fasse pas la loi, ne commencez pas ! Et si c’est déjà fait, il existe une multitude de façons de se sevrer !


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Bibliographie

Ouvrage : de la Charie, T. (2019). Se soigner par les huiles essentielles. Pourquoi et comment ça marche ? Editions du Rocher.

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