Favoriser les extraits de plantes pour lutter contre la déshydratation

Les plantes offrent une variété fascinante de produits aux multiples bienfaits. De l’hydrolat à l’huile essentielle en passant par le macérat huileux, les plantes présentent un panel de bienfaits insoupçonnés. Les effets se distinguent en fonction de l’espèce concernée. En plus d’atouts considérables pour les cheveux secs, les plantes peuvent participer à la texture du produit final, mais également à son parfum en apportant des odeurs délicieuses, fraîches à gourmandes. 

Des hydrolats

Un hydrolat, également connu sous le nom d'"eau florale", est l'eau obtenue lors de la distillation d'une plante. Ce terme est spécifiquement utilisé pour désigner l'eau résultant de la distillation de fleurs, bien que l'hydrolat puisse aussi être extrait d'autres parties de la plante. Les hydrolats d’Hamamélis, de Rose, de Romarin, de Sauge officinale, de Lavande, de Menthe Poivrée et de Camomille sont particulièrement efficaces pour les cheveux secs.

Pour les repérer, on scrute les noms de plantes parmi la liste d’ingrédients que ce soit des fleurs, des fruits, ou des plantes herbacées. On reconnaît les eaux florales grâce aux termes « Flower water », soulignant la distillation des fleurs. Pour les hydrolats, en fonction de la partie de la plante, on retrouve « Leaf water », « Root water », « Stem water ».

L’hydrolat de Camomille, revitalisant et adoucissant

Riche en composés et antioxydants, l'hydrolat de Camomille bénéficie aux cheveux secs en apaisant le cuir chevelu et en favorisant une hydratation légère. Sa composition chimique aide à adoucir les cheveux et à les rendre plus maniables, tout en offrant des propriétés éclaircissantes qui intensifient l'éclat naturel des cheveux. Avec une utilisation continue, il contribue à améliorer la structure des cheveux, les laissant revitalisés et en meilleure santé.

L’hydrolat de Sauge officinale, fortifiant et hydratant

L'hydrolat de Sauge officinale est reconnu pour ses propriétés hydratantes et pour réduire la sécheresse, grâce à sa composition riche en terpènes, flavonoïdes et phénols. Ces composés anti-inflammatoires et antioxydants aident à maintenir l'hydratation et à fortifier la barrière cutanée, diminuant ainsi la sécheresse du cuir chevelu et des cheveux. Cet apport d'humidité rend les cheveux plus souples et hydratés, idéal pour traiter la sécheresse capillaire.

L’hydrolat de Menthe Poivrée, apaisant et rafraîchissant

L'hydrolat de Menthe Poivrée est efficace pour hydrater et réduire la sécheresse grâce à sa composition en menthol et flavonoïdes. Le menthol stimule la circulation, apportant une sensation de fraîcheur et favorisant l'hydratation de la peau, tandis que les flavonoïdes ont des propriétés antiseptiques et anti-inflammatoires qui aident à maintenir l'équilibre hydrique. Régulièrement utilisé, cet hydrolat revitalise la peau et les cheveux, réduisant efficacement la sécheresse.

Des huiles essentielles

Les huiles essentielles présentent également des vertus plus qu’intéressantes pour les cheveux asséchés, qui s’accompagnent bien souvent d’irritations au niveau du cuir chevelu. En plus de réparer la fibre capillaire, les huiles essentielles agissent donc indirectement sur la sécheresse capillaire grâce à leurs propriétés apaisantes et régénératrices. Du côté des huiles essentielles, privilégiez donc les huiles essentielles de Lavande officinale (Lavandula angustifolia oil), d’Ylang Ylang (Cananga odorata oil), de Patchouli (Pogostemon cablin oil)et de Géranium Rosat (Pelargonium graveolens flower oil).

L’huile essentielle d’Ylang Ylang, séborégulatrice et stimulante

L'huile essentielle d'Ylang Ylang, enrichie en esters et sesquiterpènes comme le germacrène et le cadinène, est idéale pour les cheveux secs. Ces composants régulent la production de sébum, maintiennent l'hydratation du cuir chevelu et préviennent la sécheresse capillaire. Elle favorise aussi la croissance des cheveux en stimulant la circulation sanguine du cuir chevelu et en réduisant la cassure. Utilisée régulièrement, l'huile d'Ylang Ylang rend les cheveux plus souples, plus forts et éclatants, tout en exhalant un parfum apaisant.

L’huile essentielle de Lavande, apaisante et hydratante

L'huile essentielle de Lavande, riche en linalol et acétate de linalyle, est excellente pour les cheveux secs. Ces composés apaisent le cuir chevelu, réduisent les inflammations et favorisent la santé capillaire. Elle hydrate en profondeur, prévenant la cassure des cheveux et stimulant leur croissance par l'amélioration de la circulation sanguine aux follicules pileux. Avec une utilisation régulière, l'huile de Lavande rend les cheveux plus doux, brillants et nourris.

Privilégier les huiles végétales pour nourrir en profondeur

Des huiles végétales nourrissantes à favoriser

Les huiles végétales sont extraites des matières grasses présentes dans certaines plantes et graines. Elles offrent une large gamme de bienfaits et peuvent hydrater le cheveu en profondeur, favorisant une réparation durable. Elles sont particulièrement bénéfiques pour les cheveux secs, agissant directement au cœur de la fibre pour une nutrition intense. Que ce soit sous forme pure ou intégrées dans des produits comme les shampoings, les huiles végétales sont cruciales pour combattre la sécheresse capillaire.

Comment repérer les huiles végétales dans la liste INCI ?

Les huiles végétales comportent le nom de la plante dont elles sont extraites, et souvent la partie utilisée pour l’obtention de l’huile. Le nom INCI se termine généralement par la mention « Oil » indiquant qu’il s’agit bien d’une huile. Par exemple, pour l’huile de Tournesol on lira « Helianthus annus seed oil » (seed indiquant que l’huile est extraite des graines du Tournesol), et pour l’huile d’Olive on lira « Olea europaea fruit oil » (fruit indiquant que l’huile est extraite du fruit).

Pour une nutrition durable et efficace de la chevelure, les huiles végétales les plus recommandées sont l’huile de Coco (Cocos nucifera oil), l’huile d’Amande douce (Prunus amygdalus dulcis oil), l’huile d’Argan (Argania spinosa kernel oil), l’huile de Macadamia (Macadamia Ternifolia Seed Oil), l’huile de graines de Chia (Salvia hispanica seed oil) ou encore l’huile d’Avocat (Persea gratissima oil).

L’huile de Coco, une nutrition en profondeur

L'huile de Coco, riche en Acide laurique, est particulièrement efficace pour pénétrer et réparer en profondeur la fibre capillaire. Reconnue pour ses qualités nourrissantes et fortifiantes, elle hydrate, assainit et parfume délicatement le cuir chevelu. Elle est également appréciée pour redonner éclat et brillance aux cheveux ternes. Douce et adoucissante, l'huile de Coco est parfaitement adaptée au soin des cheveux secs, abîmés, et particulièrement des cheveux crépus, auxquels elle apporte douceur et protection.

L’huile d’Avocat, un remède pour les cheveux assoiffés

Riche en vitamine E, l'huile d'Avocat est idéale pour nourrir les cheveux cassants et fourchus. Grâce à ses propriétés adoucissantes et assouplissantes, elle contribue à rendre la chevelure plus douce et soyeuse. Cette huile pénètre efficacement dans la fibre capillaire pour la protéger des agressions extérieures, renforçant ainsi les cheveux, en augmentant leur éclat et leur brillance, tout en aidant à prévenir leur chute.

L’huile de Chia, riche en oméga-3 et en oméga-6

Tout comme pour la peau, l'huile de Chia est très bénéfique pour les cheveux, grâce à sa richesse en acides gras, notamment les oméga-3 et 6. Ces oméga-3 sont appréciés pour leur capacité à protéger la fibre capillaire. Ainsi, l'huile de Chia nourrit intensément, comble les brèches et crée une barrière protectrice contre les agressions extérieures. En outre, elle se distingue par son odeur neutre et sa texture fluide et légère, ce qui en fait une huile particulièrement agréable à utiliser.

Attention aux huiles minérales qui peuvent étouffer le cheveu

Malgré leurs propriétés émollientes et hydratantes similaires, il est essentiel de privilégier les huiles végétales face aux huiles minérales. Les huiles minérales proviennent de la transformation pétrochimique et ne sont pas d'origine végétale, contrairement aux huiles végétales. Les huiles minérales se caractérisent par leur capacité à créer une barrière occlusive, protégeant les cheveux de l'environnement extérieur, mais elles restent à la surface de la fibre capillaire sans la pénétrer, allant même jusqu’à étouffer le cheveu sur le long terme. Bien qu'efficaces pour adoucir et assouplir, leur production est hautement polluante.

Mais alors, pourquoi continue-t-on d'utiliser des huiles minérales dans l'industrie cosmétique ? Les raisons sont multiples : leur coût est avantageux, elles présentent une stabilité remarquable (sans s'oxyder, à l'inverse des huiles végétales), et elles sont dépourvues de couleur et d'odeur.

Pour repérer les huiles minérales dans les listes INCI, on cherche les dérivés du mot pétrole ou paraffine : « Paraffinum Liquidum », « Petrolatum Liquidum », « Mineral Oil », « Petrolatum Jelly », « Polysiobutylene ».

Des protéines végétales pour préserver l’hydratation

De plus en plus populaires, les protéines végétales sont excellentes pour la nutrition et l’entretien des cheveux secs et abîmés. Dans le secteur de la cosmétique, ce sont principalement les protéines de Blé, de Riz et de Lin qui sont utilisées pour revitaliser et réparer les cheveux.

La tige du cheveu est essentiellement constituée de kératine, une forme de protéine. Les protéines issues des plantes ont une affinité remarquable avec la composition des cheveux, ce qui les rend efficaces pour contrebalancer les charges négatives trouvées dans les cheveux secs et endommagés, tout en préservant une hydratation adéquate dans la fibre capillaire.

Pour le Riz, on cherche « Oryza sativa seed protein », pour le Blé on cherche « Hydrolyzed wheat protein » et pour le Lin « Linum usitatissimum seed extract ».

Des humectants à prioriser

Dans un shampoing pour cheveux secs, le maintien du niveau d’hydratation au sein de la fibre capillaire est essentiel. Les humectants jouent un rôle crucial dans la formule de ce type de shampoings : ils agissent comme des éponges en attirant et retenant l’humidité pour maintenir une teneur en eau satisfaisante pour la chevelure.

Les humectants se positionnent souvent en début de liste d’ingrédients, car leur rôle est essentiel au sein de la formule. Les plus courants sont l’Aloe vera et la Glycérine, que l’on repère très facilement par « Aloe barbadensis leaf extract » et « Glycerin ». On retrouve également l’Acide hyaluronique (« Hyaluronic acid ») ou ses dérivés comme le Hyaluronate de sodium (« Sodium hyaluronate »).

Privilégier des conservateurs naturels pour faire durer la formule

En tant que conservateurs, ils jouent un rôle clé dans la protection de produits cosmétiques variés, incluant les soins de la peau, le maquillage et les parfums, en empêchant la croissance de micro-organismes comme les bactéries et les moisissures. Cela aide à prolonger la durabilité des formulations.Difficile de reconnaître un conservateur dans un cosmétique, et encore plus de savoir s’il est naturel ou synthétique.

Favoriser les conservateurs naturels respectueux de la chevelure

Les conservateurs dits « naturels » sont des alternatives aux synthétiques, ils permettent la durabilité des cosmétiques en évitant le développement microbien. Présents en petite quantité par rapport aux autres ingrédients, on retrouve les conservateurs en fin de liste INCI. Parmi la soixantaine de conservateurs autorisés en cosmétiques, seuls 5 d’entre eux sont autorisés en cosmétique bio : l’Acide benzoïque (et ses sels), l’Acide salicylique (et ses sels), l’Acide sorbique (et ses sels), l’Acide déhydroacétique (et ses sels) ou encore l’Alcool benzylique.

Les huiles essentielles ont elle aussi des propriétés conservatrices, elles contiennent des conservateurs naturels qui permettent de renforcer le système de conservation du produit. Néanmoins, leur pouvoir de conservation est trop faible pour protéger à elles seules le produit, sans conservateurs supplémentaires au sein de la formule.

Prudence face aux conservateurs synthétiques

Les conservateurs synthétiques sont très nombreux et certains d’entre eux font polémiques comme les parabènes. Leur fabrication s’avère particulièrement nocive pour l’environnement et ils présentent également des risques pour la santé humaine (perturbateurs endocriniens, substances cancérigènes, …). Les conservateurs synthétiques ont également tendance à accentuer la déshydratation du cuir chevelu et de la fibre capillaire en elle-même. Il est donc crucial de privilégier des compositions avec des conservateurs naturels ou d’origine naturelle plutôt que synthétiques.

Les différents conservateurs synthétiques existants sont nombreux, et essentiels à la formulation d’un cosmétique contenant de l’eau. Présents en petite quantité par rapport aux autres ingrédients, on les retrouve en fin de liste INCI. Parmi les conservateurs synthétiques à éviter, on retrouve notamment les Parabènes (repérables grâce au suffixe -paraben), le Triclosan, les Alcools synthétiques comme le Phénoxyéthanol.


Il est important de notifier que ces ingrédients sont l’objet d’une surveillance accrue et leur proportion doit respecter une limite. Il est crucial de connaître la nature et les risques associés aux conservateurs présents dans les produits cosmétiques que l’on utilise. Néanmoins, dans les quantités autorisées, l’utilisation de conservateurs synthétiques reste tout à fait convenable. Les conservateurs naturels, eux, ne présentent pas ce genre de problématiques de sécurité et de santé ; il est donc préférable de sélectionner autant que possible des produits cosmétiques adeptes des conservateurs naturels.

Des antioxydants naturels pour préserver la qualité des ingrédients

Les cheveux, constamment exposés à des agressions environnementales telles que la pollution, les UV, et divers polluants atmosphériques, nécessitent des soins ciblés pour conserver leur santé. Les shampoings destinés aux cheveux secs jouent un rôle crucial en offrant l'hydratation et la nutrition profondes dont ils ont besoin. Ces produits incorporent fréquemment des huiles végétales pour leur efficacité hydratante, bien que ces huiles soient sujettes à l'oxydation, ce qui peut affecter leur performance sans les précautions nécessaires. Cette oxydation, souvent accélérée par l'oxygène, la lumière, la chaleur, et certains métaux, peut détériorer les huiles, affectant leur couleur, odeur, et texture, et donc la qualité du produit. Dans ce contexte, l'ajout d'antioxydants devient essentiel non seulement pour protéger la chevelure des dommages externes mais aussi pour préserver la qualité et l'efficacité des ingrédients sensibles comme les huiles végétales au sein de la formule.

Comme pour les conservateurs, on retrouve des antioxydants synthétiques et naturels.

Pour reconnaître les antioxydants dans les cosmétiques, il est utile de savoir qu'ils figurent généralement en faible quantité dans les formulations, ce qui place leur nom vers la fin de la liste INCI, à proximité des régulateurs de pH et des conservateurs. Le Tocophérol, une forme de vitamine E, est l'un des antioxydants naturels les plus fréquemment utilisés pour ses propriétés protectrices remarquables. On retrouve également du Tocophéryl acétate, un dérivé du Tocophérol.

Deux des antioxydants synthétiques les plus utilisés en cosmétique sont le BHT et le BHA. Suspectés d’être des perturbateurs endocriniens, ces ingrédients seraient propices aux allergies et à la sensibilisation cutanée. Pour ces raisons, il est important de décrypter l’étiquette de votre shampoing pour éviter les antioxydants problématiques comme ceux-ci et privilégier ceux d’origine naturelle.

Limiter les alcools asséchants

Les rôles des alcools dans une formule de cosmétique peuvent être multiples : solvant, conservateur, ou même agent masquant. Malheureusement, cet ingrédient a un fort pouvoir asséchant pour le cuir chevelu et les cheveux. Dans une formule de shampoing pour cheveux secs, il est donc préférable de ne pas en avoir en trop grosse quantité.

Pour cela, on jette un œil à la liste INCI et on s’assure que dans les premiers ingrédients il n’y ait pas de « Alcohol dénat. », « Isopropyl alcohol », « Benzyl alcohol ».

Restreindre les ammoniums quaternaires pour stabiliser l’hydratation capillaire

Les ammoniums quaternaires, ou quats, sont des composés chimiques dérivés de l'ammoniac, obtenus par alkylation, un processus qui transforme les amines tertiaires en amines quaternaires. Dans les shampoings cheveux secs, ils jouent le rôle de conditionneurs, d’hydratants, d’émollients et d’agents de contrôle de viscosité.

Les quats agissent en se fixant sur la fibre capillaire pour combler les dommages, créant ainsi un film protecteur. Ils donnent une apparence immédiate de cheveux plus beaux et sains, mais peuvent en réalité les affaiblir sur le long terme. En effet, en s'accumulant sur la fibre, les quats peuvent la surcharger et empêcher l'absorption de traitements hydratants et nourrissants. À forte dose, les quats sont toxiques, pouvant causer des irritations cutanées et respiratoires, ainsi que des brûlures graves et des troubles intestinaux. Leur concentration dans les cosmétiques est rigoureusement réglementée en Europe. Cependant, les quats d'origine végétale sont considérés comme étant plus doux et les cheveux, voilà pourquoi il vaut donc mieux les privilégier.

On reconnaît les quats par leur terminaison en -chloride, -bromide, -betaine ou encore -quaternium suivi d’un chiffre.

Contourner les parfums synthétiques pour empêcher le dessèchement

Les fragrances sont largement utilisées dans l’industrie cosmétique, elles permettent de conférer à la peau et aux cheveux une odeur plaisante. Ces parfums de cosmétique peuvent être d’origine naturelle ou bien synthétique.Bien qu'appréciable pour leur agréable odeur, les parfums synthétiques dans les shampoings conventionnels peuvent s'avérer nocifs et irritants pour le cuir chevelu et les cheveux. En effet, les parfums d’origine synthétiques sont issus de la pétrochimie et engendrent bien souvent la présence d’allergènes comme cités précédemment.

Pour les repérer, rien de plus simple : chercher « Parfum » dans la liste INCI.

Si vous ne trouvez pas la mention « Parfum » dans la liste INCI, pas d’inquiétudes, votre shampoing ne sentira pas mauvais pour autant ! Les huiles essentielles, huiles végétales, ou encore les hydrolats de plantes ont la faculté de parfumer naturellement les formulations cosmétiques. Les parfums naturels, extraits de fleurs, fruits, épices, ou racines, sont recommandés pour minimiser les risques d'allergies tout en profitant des arômes offerts par la nature.

Éviter les silicones étouffants

Les silicones sont associées à la fonction des émollients : ils servent à adoucir et assouplir la chevelure tout en apportant un effet adoucissant. Les silicones, malgré leurs effets immédiats de brillance et de souplesse sur les cheveux, ont des conséquences négatives à long terme. Leur accumulation crée une barrière qui asphyxie et fragilise la chevelure, bloquant l'efficacité des traitements et des colorations. De plus, ces composés nuisent à l'environnement, à cause de leur longue durée de vie dans la nature et de leur processus de fabrication polluant. Ils sont particulièrement présents dans les produits capillaires nourrissants, comme dans les shampoings pour cheveux secs, donnant l’illusion d’hydrater le cheveu.

Dans une liste INCI, les émollients peuvent être présents au début comme à la fin, mais ils sont souvent à haut pourcentage dans les shampoings pour cheveux secs (donc plutôt dans la première partie de la liste). Pour le bien de vos cheveux, de votre santé et de la planète, tentez d’éviter les silicones. On les repère par les suffixes -silane, -siloxane, -thiconol, ou -thicone.

Les alternatives aux silicones, bien que moins efficaces que les silicones eux-mêmes, sont aujourd’hui de plus en plus nombreuses. Il s’agit principalement d’émollients, c’est-à-dire d’ingrédients assouplissants et adoucissants pour la chevelure. On retrouve notamment toutes les huiles et beurres végétaux, ainsi que les ingrédients estérifiés et à base d’acides gras et d’alcool gras (Olive oil decyl esters, Squalene, Coco/caprylate caprate, Alkanes, Polyglycérols…). La quête d'options substitutives aux silicones dans l'industrie cosmétique est très pertinente aujourd'hui, visant à découvrir des alternatives plus respectueuses de l'environnement et plus pérennes.

Bannir les sulfates qui asphyxient la fibre capillaire

Les sulfates sont un type de tensioactifs, qui stabilisent l’émulsion tout en assurant les propriétés de nettoyage du shampoing. Les sulfates, de puissants détergents, nettoient les cheveux de manière excessive, ce qui peutentraîner irritation et dessèchement du cuir chevelu, déséquilibrant la sécrétion de sébum. Cela peut fragiliser le cuir chevelu, provoquant allergies, démangeaisons, et pellicules. Les tensioactifs sulfatés sont pourtant très courants dans les shampoings pour leur fort pouvoir moussant et leur faible coût.

Bien que très nombreux, voici quelques astuces pour repérer les tensioactifs sulfatés et les bannir des compositions de votre shampoing cheveux secs. Tout d’abord, les émulsifiants se trouvent en début comme en milieu de liste INCI. Pour cerner les sulfates, il suffit de repérer les ingrédients qui finissenten -sulfate comme le Sodium laureth sulfate, le Sodium lauryl sulfate, ou encore le Sodium coco-sulfate.

Pas de panique, il est totalement possible de trouver des shampoings efficaces et moussants sans tensioactifs sulfatés. Les ingrédients émulsifiants sont extrêmement nombreux. On les classe cependant en quatre grandes catégories : les tensioactifs anioniques, les tensioactifs amphotères, les tensioactifs cationiques et les tensioactifs non ioniques.  Du côté des tensioactifs anioniques, privilégier les Sarcosinate (comme le Sodium cocoyl sarcosinate) ou Glutamate (Sodium cocoyl glutamate) face aux sulfates. Les agents émulsifiants amphotères, que l’on repère par leur dénomination Amphoacétate (comme le Sodium cocoamphoacetate) ou Betaïne (Cocamidropropyl betaïne par exemple) sont également recommandés. Concernant les tensioactifs cationiques, on les reconnaît grâce à leur structure quaternaire que l’on retrouve dans leur nom comme le Polyquaternium-1 par exemple. Enfin, les tensioactifs non ioniques sont des Glucoside (Caprylyl/capryl glucoside ou Coco glucoside), des Alcanolamides (Cocamide) ou encore des Sucrose esters.