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L'eczéma atopique est une maladie inflammatoire chronique de la peau. Elle évolue par poussées et se traduit par des plaques rouges, des démangeaisons, parfois même de fines vésicules avec des suintements. L'eczéma atopique touche particulièrement les enfants, mais il peut également persister à l'âge adulte. De par son rôle sur le système immunitaire, l'alimentation peut aider à prévenir l'eczéma, voire lutter contre son apparition fréquente.

4 recommandations en cas d'eczéma atopique

Une cure d’huile de poisson comble et rééquilibre les teneurs en acides gras polyinsaturés.

Pourquoi ? 

Des huiles végétales riches en oméga-3, crues, tous les jours

Lesquelles ?

Des aliments fermentés, sans modération

En savoir plus.

Penser aux aliments prébiotiques.

Lesquels ? 

L’eczéma, qu’est-ce que c’est ?

Quoi ?

L’eczéma atopique ou dermatite atopique, est une maladie inflammatoire cutanée chronique, évoluant par poussées. La dermatite atopique provient d’une altération de la barrière cutanée. Cette altération provoque des sécheresses, une hypersensibilité aux agressions (eau, tissu, froid, etc.), et augmente la possibilité des allergènes de pénétrer dans l’épiderme. Cette intrusion est perçue comme une agression par notre système immunitaire, déclenchant une réaction du système immunitaire : rougeur, prurit, fines vésicules avec suintement.

À noter qu’on différencie l’eczéma atopique et l’eczéma de contact. L’eczéma de contact est provoqué par une réaction allergique externe : cosmétique, tissu, produit ménager… Dans ce cas, le traitement consiste à prendre en charge la source de l’allergie. Ce guide ne traite que de l’eczéma atopique.

Qui ?

Il touche principalement les nourrissons et les enfants mais peut persister à l'adolescence et à l'âge adulte ; il touche principalement les femmes. L’INSERM et la Société Française d’Allergologie estiment qu’un enfant sur dix est concerné par l’eczéma. Le diagnostic est établi par le médecin et repose sur l’observation des lésions.

Comment ?

L’eczéma atopique se traduit par une peau sèche à très sèche, des plaques rouches prurigineuses (qui démangent) et des suintements.

Plusieurs facteurs de risque favorisent l’apparition de l’eczéma :

Le terme atopie indique une prédisposition héréditaire (qui se transmet des parents aux descendants). Les facteurs de risque sont donc des facteurs de prédisposition génétique. Tout comme pour d’autres pathologies inflammatoires, les chercheurs estiment que les conflits psychoaffectifs et le stress encouragent l’expression de l’eczéma.

En outre, des facteurs environnementaux contribuent à la hausse soudaine de l’eczéma : excès d’hygiène, habitat mal ventilé, exposition au tabac, évolution des habitudes alimentaires, pollution, etc.

Les lésions chroniques dues au grattage engendrent un épaississement de la peau nommé lichénification, et prurigo (papules croûteuses), voir des ulcérations. Les plaies sont sensibles aux infections bactériennes et virales.

Pourquoi l’alimentation est utile en cas d’eczéma atopique ?

La dermatite atopique est la conséquence d’une altération du rôle protecteur de la peau. La deuxième ligne de défense, le système immunitaire est donc en perpétuelle sollicitation.

L’alimentation influence le fonctionnement du système immunitaire et le métabolisme cutané. Elle va de ce fait naturellement influencer l’expression de l’eczéma.

Tout d’abord, en fonction des choix alimentaires, on constate que certains aliments ont des effets protecteurs sur la survenue d’un eczéma, et ce, dès la vie in utero. Actuellement, de nombreuses recherches démontrent que l’alimentation de la mère et des premiers mois de vie du nouveau-né peuvent favoriser ou non l’expression de l’eczéma. Cet effet protecteur provient de la flore intestinale de la mère et celle du bébé. La flore intestinale est modulée par les facteurs environnementaux et par l’alimentation. Des aliments sources de prébiotiques et probiotiques seraient donc la clef de protection contre l’eczéma.

Quand celui-ci est déclaré, il n’est pas trop tard. Les études scientifiques misent aujourd’hui sur les acides gras polyinsaturés. Une alimentation vectrice d’oméga-6 et d’oméga-3 montre une amélioration de la fréquence des lésions.

L'aliment réflexe : les huiles de poisson riches en oméga-3

Des articles scientifiques montrent que le profil lipidique total de notre alimentation module la gravité de l’eczéma. Les lipides, sont des acides gras qui se rangent dans différentes catégories en fonction de leur structure biochimique. Cette structure biochimique modifie leurs propriétés au sein de l’organisme. Les acides gras saturés, monoinsaturés et polyinsaturés n’ont donc pas les mêmes impacts. Au sein des acides gras polyinsaturés se trouvent les oméga-6 (w-6) et les oméga-3 (w-3). Ce sont ces acides gras qui améliorent les symptômes de l’eczéma.

Aujourd’hui, notre alimentation est trop riche en acides gras saturés et est déséquilibré entre les oméga-6 et les oméga-3 (nous consommons trop d’oméga-6 par rapport aux oméga-3).

Parmi les acides gras polyinsaturés, l’acide linoléique (w-6) et l’acide alpha-linolénique (w-3) ne peuvent pas être synthétisés par l’organisme. Leur présence dans l’alimentation est donc plus qu’indispensable.

Les huiles de poisson sont remarquablement riches en acides gras polyinsaturés, notamment en oméga-3. En moyenne, on retrouve 24 % d’oméga-3 et 6 % d’oméga-6 au sein de ces huiles. Ces teneurs donnent un ratio oméga-6/oméga-3 parfaitement équilibré aux huiles de poisson. On l’estime inférieur à 0,5 ; les autorités de santé recommandent un ratio inférieur à 5.

Les huiles de poisson vont donc diminuer la fréquence des lésions d’eczéma par leur richesse en acides gras polyinsaturés et ratio oméga-6/oméga-3 équilibré.

De plus, au sein des acides gras polyinsaturés des huiles de poisson, on retrouve de l’EPA et du DHA. Ces deux oméga-3 sont absents dans le monde végétal, et donc dans les huiles végétales. Nous sommes capables de les synthétiser à partir de l’acide alpha-linolénique, mais certaines preuves semblent converger sur une synthèse insuffisante par notre organisme. N’oublions pas que les oméga-3 ont la particularité d’être anti-inflammatoires. Quoi de mieux, quand on définit une pathologie par une « maladie inflammatoire ».

Enfin, les huiles de poisson ont l’avantage (ou le désavantage) de ne pas être constituées de fibres alimentaires. Les fibres alimentaires ont le pouvoir de diminuer la biodisponibilité des nutriments, et donc des acides gras polyinsaturés. Ici, les lipides sont bien absorbés et facilement mobilisables pour l’organisme.

Attention à ne pas confondre une huile de poisson à une huile de foie de poisson. Leur profil lipidique est très proche, l’huile de foie de poisson contient tout de même beaucoup plus de micronutriments (vitamine A, D, E et iode). Au regard des complications provoquées par l’excès de vitamine A, sans avis médical et par mesure de précaution, nous vous recommandons d’opter pour les huiles de poisson.

  • Conseil d’utilisation : 1 cuillère à soupe d’huile de poisson par jour pendant 3 mois.

Les huiles végétales avec un bon ratio oméga-6/oméga-3

Toujours dans l’optique de supplémenter l’organisme en acides gras polyinsaturés, les huiles végétales ont une place de choix pour lutter contre les troubles cutanés. Elles apportent des acides gras essentiels, l’acide linoléique (w-6) et l’acide alpha-linolénique (w-3), des acides gras polyinsaturés.

Les acides gras polyinsaturés diminuent la gravité des lésions provoquées par l’eczéma.

Tout comme les huiles de poissons, les huiles végétales sont exemptes de fibres alimentaires : les acides gras apportés sont donc bien absorbés.

Par ailleurs, la sévérité de l’eczéma diminue lorsque le ratio oméga-6/oméga-3 est équilibré. Toutes les huiles végétales n’ont pas toutes le même profil lipidique : on préfère les huiles végétales avec un ratio oméga-6/oméga-3 inférieur à 5.

N’oublions pas que les oméga-3 ont la particularité d’être anti-inflammatoires. Or, les oméga-3 sont des molécules sensibles. Une hausse de la température annule leurs bienfaits, ce qui rend l’huile végétale nutritionnellement moins intéressante.

L’ANSES recommande d’apporter 4 % de l’apport énergétique total en acide linoléique et 1 % de l’apport énergétique total en acide alpha-linolénique. Ceci représente respectivement 10 grammes, et 2 grammes par jour.

  • Conseil d’utilisation : 2 cuillères à soupe d’huile végétale, crue, riche en oméga-3 et avec un ratio oméga-6/oméga-3 équilibré, par jour.

Ces huiles végétales sont : l’huile de chia, l’huile de périlla, l’huile de cameline, l’huile de pépin d’argousier, l’huile de lin, l’huile de noix, l’huile de colza et l’huile de chanvre (liste non exhaustive).

Les aliments fermentés en tant que probiotiques

Les études scientifiques ont démontré que les probiotiques montrent des effets favorables sur l’inflammation de l’eczéma. Cette preuve semble d’autant plus efficace chez les sujets jeunes. Toutefois, les mécanismes d’action ne sont pas encore bien compris. Il semblerait que ces bienfaits proviennent des relations entre le microbiote intestinal et le système immunitaire.

Les probiotiques sont des microorganismes vivants qui, lorsqu’ils sont ingérés en quantité suffisante, exercent des effets positifs sur la santé, au-delà des effets nutritionnels traditionnels (OMS). Pour faire simple, on les retrouve dans tous les aliments fermentés : produits laitiers (lait fermenté, fromages, laitages), légumes lactofermentés, thé fermenté (kombucha), jus de fruit fermenté (kéfir de fruit), le miso, etc.

Également, il semblerait que le microbiote intestinal chez la femme enceinte influence les probabilités que l’enfant développe de l’eczéma en grandissant.

À noter que les fromages à pâte cuite (comté, beaufort, emmental) et les pains au levain passent par une cuisson. La chaleur tue les probiotiques. Bien que ça soit des produits excellents pour la santé, d’un point de vue strictement « apport en probiotiques », ces aliments sont moins intéressants.

  • Conseil d’utilisation : Il n’existe pas de recommandation liée aux consommations d’aliments vecteurs de probiotiques. Seule la diversité des souches de microorganismes est recommandée.
Nous préconisons alors une consommation régulière de différents aliments fermentés.

Les aliments sources de prébiotiques

Les prébiotiques sont des ingrédients alimentaires qui influencent de façon bénéfique l’hôte en stimulant la croissance et/ou l’activité d’un ou d’un nombre limité de groupes bactériens dans le côlon et qui améliorent ainsi la santé de l’hôte. En d’autres termes, ce sont des fibres alimentaires spécifiques qui vont nourrir une souche particulière du microbiote intestinale (bifidobactéries). Ce soutien va influencer positivement les effets du microbiote sur notre santé, dont celui de moduler le système immunitaire.

Leur place dans la prévention et la lutte de l’eczéma atopique est intimement liée aux probiotiques : les prébiotiques renforcent l’action des probiotiques, pour imager on peut dire que les prébiotiques sont la nourriture nécessaire au bon fonctionnement des probiotiques. De manière indirecte, il sera donc important d’apporter des prébiotiques à son alimentation.

Les prébiotiques sont des nutriments spécifiques de type fructane : inuline, olifofructose, fructo-oligosaccharides (FOS), xylo-oligosaccharides (XOS) et galacto-oligosaccharides (GOS). On les retrouve en majorité dans les plantes de la famille des Astéracées (racine de chicorée, artichaut, salsifis, pissenlit), de la famille des Liliacées (asperge, oignon, échalote, ail), dans les topinambours, le lait maternel, les légumes secs et certaines fractions du blé.

Attention chez les individus souffrant de colopathie fonctionnelle ou de syndrome de l’intestin irritable, les prébiotiques peuvent engendrer des inconforts intestinaux.

  • Conseil d’utilisation : il n’existe aucune recommandation officielle, l’objectif est donc d’arriver à les incorporer régulièrement au sein d’un régime alimentaire varié et équilibré.

Conseils complémentaires

Penser aux bienfaits de l'allaitement

Il semblerait que les enfants allaités exclusivement au lait maternel durant les premiers mois ont moins de risques de développer une dermatite atopique que ceux allaités sur une plus courte période. Cela ne promet pas de prévenir l’atopie. Pas de culpabilité si l’allaitement est non désiré, ou compliqué.

Revoir sa routine cosmétique et ses produits ménagers

Certains produits ménagers et cosmétiques favorisent l’apparition de l’eczéma. On rentre dans du cas par cas : à chacun de trouver les produits adaptés qui n’induisent ou n’aggravent pas l’eczéma et qui protègent la peau.

Améliorer la gestion du stress

La gestion du stress peut faire appel à différentes techniques comme la méditation, la sophrologie ou encore le yoga. Pratiquer une activité physique régulière permet de diminuer grandement le stress.

Aérer les espaces clos

Prenez l'habitude d'aérer chaque jour pour renouveler l'air dans la maison : cela limite la présence de certains allergènes comme les acariens et cela permet de ne pas avoir un air trop sec.

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